Gôbh. G. S. III
4. Est-ce la nuée, peut-être bien conçue sous l'incarnation de la vache ? Cf. Bergaigne, Rfl. Vcd., index, s. v. nuée.
contracter alliance avec les puissances aquatiques et le garder de leur hostilité. Tel est aussi le sens des mets et de la vêture, noirs comme la nuée d'orage : on se souvient qu'il faut, pour obtenir la pluie, immoler une victime noire, « car c'est la nature de la pluie^ » ; dans une cérémonie magique à la même intention, le célébrant « revêt un vêtement noir ceinturé de noir, car telle est la nature de la pluie' ». Rien de plus exjDlicite. Il est donc infiniment probable que nous trouvons ici, incorporées dans le rituel de l'éducation théologique, les survivances d'anciennes pratiques qui initiaient et consacraient à son art le charmeur de pluie du temps jadis''. Peut-être y faut-il faire rentrer aussi l'obligation imposée au brahmane snâtaka qui a fini son temps d'études, de ne jamais se couvrir la tête^ ni courir sous la pluie'' : en sa qualité de magicien qui commande à la pluie, me semble-t-il, il ne lui «onvient pas d'en éviter anxieusement le contact.
L'étude scolastique du Sâma-Véda comporte également une (( observance solaire », où toutes les actions sont dirigées en vue de mettre le jeune brahmane en relation avec le soleil. Celui qui s'y soumet ne porte qu'un vêtement ; il n'admet entre le soleil et lui d'autre obstacle qu'un arbre ou une cabane ; il ne descend dans l'eau que jusqu'aux genoux, àmoins d'ordre de son précepteu^^ De même, dans le Yajur-Véda, celui à qui l'on enseigne ou qui accomplit le sacrifice de lait chaud (pravargya, gharma). Il ne se couvre pas en présence du soleil : « je ne veux pas me cacher de lui » [de l'être solaire, pensera-t-il]. 11 ne crachera pas au soleil : « je ne veux pas cracher sur lui ». Il n'urinera pas au soleil : « je ne veux pas le souiller » . Aussi loin que porte son éclat, aussi loin il