LE BAIN ET LA TOILETTE
s'étend lui-même : « je neveux point, ce fai>;ant, lui causer dommage ». La nuit, il manjrera à la lumière : ainsi il se fera une image de celui (jui brûle là-haut'. Puis le passage se clôt sur un ton tout différent, sensiblement plus moderne : « Mais Àsuri a dit : Il n'y a qu'une ordonnance à laquelle se tiennent les dieux : la vérité; c'est pourquoi il ne doit dire que vérité. »
Joignons enfin à ces prescriptions celles qui concernent, au sacrilice de sôma, la consécration surérogatoire du sacrifiant'. La dikshâ, on l'a vu', au moins sous sa forme originaire, est un ensemble de procédés calorifiques, probablement combiné en vue de provoquer un état extatique. Or, à la seconde dikshâ, le sacrifiant ferme plus énergiquement les poings et serre davantage lécharpe sacrée'. Là-dessus le texte ajoute^ : « Il prend sur soi l'observance de chaleur" », c'est-à-dire qu'il ne se nourrit que de lait très chaud, « il ne se la^e les mains qu'à l'eau bouillante; car ce qui est froid éteint Agni : c'est pour enflammer Agni qu'il procède de la sorte. » Kien ici encore n'est épargné pour remplir le sacrifiant de la substance ou de la force calorique.
Le bain et la toilette. — La transition est aisée aux observances qui ont pour objet de prévenir la déperdition d'un semblable fluide : ce sont les défenses éventuelles de se baigner, de se couper ou de se raser les cheveux ou la barbe, de se rogner les ongles, et autres pareilles.
Le bain et la toilette vont de pair dans le rituel et y figurent en mille occurrences variées dont il est à propos de donner ici un rapide aperçu.
Puisque le bain a la vertu de détacher de l'homme toute substance adhérente, on doit naturellement en user ou s'en
1. Çatap. Br. XIV. I. 1. 33. — Mêmes règles pour le snàtaka : Pàrask. II. 8.
2 h'acântaradîk.^/tâ. Cf. Weber, //((/. Stmf., X, p. 363. 3. Cf. supra p. 343 sqq.