‹ La religion du VédaChapitre 245 sur 380 · Cf. Çatap. Br. XIV · texte numérisé non relu

Cf. Çatap. Br. XIV

abstenir, selon que dans l'espèce cette substance est censée bienfaisante ou nuisible. Le rituel le prescrit très souvent à titre de lustration préliminaire à quelque cérémonie sacrée : avant d'entrer en dïkshâ, le sacrifiant de sûma se baigne, en proférant une formule où il invoque « les eauv purifiantes qui emportent toute impureté' »: avant les noces, les futurs époux prennent un bain ou font des ablutions : la femme stérile, avant de subir le charme de fécondité, l'épouse enceinte, au moment du rite de la « raie des cheveux », prennent un bain préalable. D'autre part, l'homme qui s'est soumis à certaines pratiques de consécration et a revêtu par là quelque caractère sacré, ne saurait se baigner tant que subsiste la circonstance qui requiert en lui ce caractère ; et, par voie de conséquence logique, cette période de prohibition se clôt ellemême par un bain, qui détruit les effets de la consécration et préserve le sujet des suites funestes qu'ils pourraient entraîner s'ils se prolongeaient dans sa vie ordinaire. Nous avons déjà vu ces idées se traduire nettement, dans le rituel du sacrifice de sôma, par la symétrie de la dikshâ introductive, qui imprègne le sacrifiant d'un fluide mystique, et du bain conclusif avabhrtha, qui l'en débarrasse. L'analogie de ces rites avec ceux qui sont prescrits à l'étudiant en théologie ne nous a point échappé : le jour de l'admission à l'école, il prend un bain qui est la condition fondamentale de la consécration pour lui requise- ; le jour de la sortie, il en prend un autre qui annule les effets du premier.

La conséquence rigoureuse serait que le disciple dut s'abstenir de bain durant tout son temps d'études; mais, peu ap plicable dans la pratique, les traités qui nous sont parvenus n'en offrent point trace ^ Leur logique est allée jusque-là, pourtant, dans les prescriptions relatives à l'année de consécration, fort analogue au temps d'études du brahmane, qui s'ouvre pour l'adolescent à la suite de la première tonte de

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