Supra p. 3 sq. et 12 sq
3. II va de soi qu'on n'en trouve pas dans le R. V., qui ne contient absolument que des compositions poétiques: ^lar conséquent, nous n'en avons aucune sous une forme qui remonte aux premiers temps du Véda. — Je crois devoir rappeler ici le type formulaire de lu uivid: supra p. 330, n. 2.
LA PRiÈiiE 371
postérité: il implore richesse; il implore préséance entre ses proches ; il implore de pouvoir dans l'avenir encore honorer les dieux ; il implore apprêt plus abondant de mets de sacrifice; il implore d'habiter [un jour] au ciel ; tout ce qui lui tient à cœur, il l'implore. Ce qu'il implore par ce sacrifice, puisse-t-il l'obtenir, y réussir ! Daignent les dieux le lui accorder ! Voilà ce que des dieux obtient le dieu Agni, nous du dieu Agni'. »
Au grand sacrifice royal du cheval, le prêtre formule également des vœux particuliers; mais, ainsi qu'on l'a déjà fait observer, à la notion de l'intérêt privé vient se joindre celle du bien public « Puisse le brahmane naître en sainteté, plein de l'éclat de sainteté ! Puisse le prince naitre en majesté royale, héros, archer, guerrier au tir robuste, aux chars invincibles ! [naître] laitière la vache, robuste le taureau de trait, rapide le cheval, féconde la femme, victorieux le soldat, éloquent le jeune homme ! Puisse ce sacrifiant avoir pour fils un héros ! Que Parjanya nous donne en tout temps la pluie à souhait! Que pour nous le blé mûrisse abondant ! Puissent notre travail et notre repos être bénis 1 - ))
Ces prières en prose ne manquent ni de force ni de dignité ; mais on y relève à peine des traces de cette piété intime et fervente que déploie, par exemple, le fidèle de l'Ancien Testament, en priant pour son salut et celui de son peuple. Le prêtre émimère, sur le ton calme dont on traite une affaire, les biens qu'on attend du sacrifice pour le sacrifiant et pour le peuple, ou plutôt pour les grands de la nation. îi n'est jamais question que de biens temporels: longue vie, richesse, situation érainente, temps favorable à la culture ; de grâces spirituelles et morales on n'a point soucia
A oe dernier point de vue. rien ne ressemble plus à ces
1. ÀçTal. Çr. S. I. 9. 1 et 5: Catap. Br. I. 9. 1. 4 sq.; Hillebrandt, op. (dt., p. 14â sq.