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OBLATIONS MENSUELLES ET ANNUELLES

génies propices à l'œuvre de la charrue. Comme les trois autres embrassent dans leur orbite les douze mois de l'année, cette fête des laboureurs se trouve nécessairement confinée au treizième mois ou mois intercalaire, qui établit la péréquation de l'année lunaire et de l'année solaire' ; mais il va de soi que cette affectation arbitraire est tout à fait étrangère à son caractère primitif-.

Parmi les fêtes annuelles se placent aussi les survivances qu'ont laissées dans le culte les vieux rites des solstices ou, plus exactement, du solstice d'hiver'. Elles terminent, dans la liturgie officielle, une série de sacrifices de sôma, qui, jour pour jour, durant toute une année, ont suivi le cours du soleil : en d'autres termes, elles sont incorporées dans le rituel du sôma ; mais le tissu sacerdotal la,isse à découvert la trame de folklore qu'il n'a point assimilée. « On bat les tambours; le prêtre] frappe le tambour de terre; les faiseurs de bruit font du bruit' » : ces manœuvres ne peuvent avoir pour but que de mettre en fuite les esprits malins et les revenants, dont la saison noire accroît la puissance sinistre. Un Arj^a et un Çûdra se disputent un disque de peau blanche, où la tradition indigène reconnaît avec raison un symbole du soleiP • le Çûdra se voit contraint de le lâcher, il s'enfuit ; l'autre le poursuit, le frappe du disque, le jette à terre. Rien de plus clair, semble-t-il : le soleil risque de tomber au pouvoir de noirs ennemis; mais le peuple aryen l'en défend et le

1. Voir les détails daus Weher, Alj/iandL. cl. UçrL Ahad. d. \Viii.<., p/i.7.-Iii.<t. Klafise, 1861, p. 336.

2. Outre cette fête et celle des prémices (infra p. 380l, on constate encore quelques rites agricoles en général peu caractérisés: voir notauiment les sources que j'ai coUigées, Sm-rod Bool..< of thu Ea.st, XXX, p. 304, n»' 23-2Ô, et Kauç. S. l'O et 24. 1-2.

3. Voir surtout l'étude si pleine d'intérêt de M. Hillebrandt, dii- Sonnentvend/este in Ait-Indien, in Roman. Forsdi., vol. V. Je ne puis cependant souscrire à sa théorie d'interversion, suivant laquelle le Mahàvrata aurait été originairement une fête de mi-été.

4. Çànkh. Çr. .S. XVII: 14. 10 sq. — Le « tambour de terre » est la peau d'un animal de sacrifice, tendue sur un tron de résonnance creusé en terre; on en bat avec la queue du même animal.

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