‹ La religion du VédaChapitre 262 sur 380 · Açv. Çr. S. IV. 6. 3; R. V. I. 16J · texte numérisé non relu

Açv. Çr. S. IV. 6. 3; R. V. I. 16J

3. Aussi la tradition des Brâhmanas ne s'y est-elle pas trompée: Çat. Br. XIV. 1. 4. 9 et Taitt. Ar. V. G. 1 sont très explicites en ce sens.

t. Taitt. Ar. IV. 7. 1-2, IV. 8. 4, IV. 17. 1. 5. Sur cet ordre d'idées, cf. p. 384, n. 2 in fine. G. Les Aù'ïiras. Cf. K. V. VIII. ;;'9. 10.

là ils ont fixé le soleil ; par là ils ont fait luire le soleil. » — Et c'est encore dans le mcnie ordre d"idées que se meuvent les commentaires dont les Brâlimanas surchargent chacune des prescriptions rituelles' : ils ne se lassent pas de redire que la fête du gharma, ou le pot au feu, c'est le soleil'-.

D'autre part, le contenu qui y bout, le lait blanc, y symbolise-très probablement la lumière du soleil. (( Tu es splendeur, tu es lumière », lui dit le prêtre', et une stance du

1. Taitt. Ar. V. 4. S, V. 9. 2, ,V. 11. 5; Çat. Br. X. 2. 5. 5 et 15, XIV. 1. :!. 6 et 17, XIV. i\ 1. 3, XIV. ■^. 2. Ù; etc.

2. Dans le rituel du sôma est englobée « l'oblation chaude de lait aigri » {dad/iifj/in/-ina], dont les textes eux-mêmes constatent l'étroite relation avec le gharma ordinaire: Iiul. Stiul., X, p. 382. Comme de celui-ci, on en lait l'application à la marche du soleil: « le soleil est parvenu au milieu de sa course », dit une stance d'un hymne qui s"y rapporte, II. V. X. 179. 2. — Je signalerai en outre un passage fort important de l'hymne des grenouilles, R. V. VII. 103. 8-9: les grenouilles qui. tous les ans, au retour de la saison humide, élèvent leur voix, sont comparées à des prêtres qui tiennent une session de sacrifices d'une année entière, à des « brahmanes qui célèbrent le sacrifice de sôma, à des adhvaryus qui suent devant le chaudron ardent ». « Ils gardent l'observance divine du duodécimal (l'année) ; ces hommes ne négligent pas le temps régulier. Lorsque, dans le cours de l'année, la pluie est venue, les chaudrons surchauffés sont mis au repos. » Suivant le rituel postérieur, on doit remiser le chaudron la veille du jour où commencent les pressurages de sôma : Ind. Stud.^ X, p. 3G5. On a l'impression que le chaudron ardent des grenouilles n'est pas sans rapport avec l'ardeur du soleil, qui précède la saison des pluies : la pluie venue, les sacrificateurs remisent le chaudron. Le R. V. lui-même semble donc confirmer notre idée, que l'oblation de lait chaud est un charme de magie à l'adresse du soleil et de son ardeur. D'autre part, lorsqu'il associe dans ce rite à la chaleur solaire ridée de la pluie qui va jaillir, son témoignage concorde parfaitement aussi, soit avec la formule qu'on vient de lire (p. 383), adressée au rayon « du soleil qui dispense la pluie », soit avec ce passage de Bràhmaua: « Ils regardent le [chaudron] resplendissant; du [ciel] resplendi-ssant le dieu de la pluie envoie la pluie : c'est ainsi que le dieu de la pluie envoie la pluie; et les créatures prospèrent » (Taitt. Ar. V. 6. 11). Du môme esprit paraît relever remploi, dans cette oblation, d'une stance du R. V., qui dépeint Indra suivant les eaux à la course et regardant les bordures qui enclosent le soleil : X. 139. 4, et cf. Taitt. Ar. IV. 11. 7.

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