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événements. Nous ne nous étonnerons donc pas de voir attri buer au sacrifice de sôma une efficacité accessoire : il est un charme de pluie, non pas en ce sens, au moins à l'origine, qu'il concilie la bienveillance des dieux dispensateurs de pluie, mais en tant que de sa propre force il fait tomber les eaux du ciel. Faire jaillir le suc des tiges qui le recèlent, le laisser filtrer goutte à goutte à travers la laine, ce sont autant d'opérations s^'mboliques toutes pareilles à celles que pratiquent couramment les faiseurs de pluie : en reproduisant artificiellement le phénomène qui liumecte la terre et les plantes, on devait s'attendre à ce que la nature rendit eau pour eau. Aussi bien Sôma qui se filtre est-il fils de Parjanya, dieu de la pluie, qui l'a engendré en fécondant le sol d'oii il est issu: il est donc, lui aussi, un dispensateur de pluie. — « Il est né de la semence du ciel gonflée de lait. » — « Il crée l'eau, il fait pleuvoir le ciel. » — « Fais jaillir vers nous les ondées célestes. >' — « Clarifie-toi pour nous en pluie, en flots qui coulent du haut du ciel'. )) — Les invocations de ce genre reviennent à tout propos.
Les textes qui traitent du sacrifice de sôma décrivent avec une prolixe abondance tous les détails de l'action qui se déploie sur l'emplacement sacré, et le tableau qu'ils nous en présentent vaut sans doute aussi, dans les grandes lignes, pour la période du Rig-Véda. Là s'est rassemblée une foule de spectateurs, prêtres et laïques-. Surl'aire unie, sans arbres, mais tapissée de gazon, qui domine les alentours, brûlent les trois feux qu'encadre la jonchée d'herbes sacrées-'. Entre
1. R. V. IX. 74. 1, 96. 3, 39. 2, 49. 1. De la masse des stances qui comparent à la pluie le sôma qui se clarifie, ou le donnent pour dispensateur de l'eau du ciel, je détacherai encore : IX. 17. 2, '^2. 2,41. 3, 49. 3, 57. 1, 65. 3 et 24, 69. 9, 74. 3 et 7, 88. 6,89. 1, 96. 14, 97. 17, 106. 9, 108. 10. Cf. en outre: Taitt. Samh. II. 4. 9. 2, et Bergaigne, Rel. Véd., I,p. xuet 214 sq.
2. « Qui devant le sôma reçoit des présents, et qui n'en reçoit pas, tous deux y viennent : ils y viennent pour contempler cette splendeur »: Çat. Br. 11.2. 3.1.
3. Je ne suis pour l'heure point en état de décider dans quelle mesure l'emploi de l'autel à feu construit en briques, dont la