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TUTES DE l'eNTANCE ET DE l'aDOLESCENCE 397
de libre et sereine beauté qu"a atteint la Grôee, ni aux profondeurs morales et juridiques où a plonji;é la pensée romaine^ ; c'est, comme j)artout, la prétentieuse phi-iséologic descolastique et de séminaire qui finit par recou\rir et étouffer les accents sincères de la nature.
Lenuiriage, dans l'Inde comme chez bien d'autres peuples, est suivi d'une observance de chasteté, l'allé dure trois nuits. La pensée première a dû être d'écarter, en lassant leur patience, les démons qui compromettraient la consommation de l'union-. Le (piatriènie jour, on l'ait des oblations expiatoires, qui détruisent toutes les puissances nocives que porte en elle l'épousée : celle qui tue le mari, celle qui prive de postérité mâle, celle qui porte dommage au bétail ; après quoi, l'interdiction est levée.
Rites de l'enfance et de l'ado/esrenre : T/pavaiidiui. — Les pratiques usitées durant la grossesse, après la naissance et pendant la première enfance, nous offrent le même caractère, essentiellement magique, que les rites nui)tianx, et le sacrifice n'y est jamais que l'accessoire. 1mi introduisant dans les narines de la femme enceinte vme certaine poudre, on lui procure un embryon mâle. Au quatrième mois' de la première grossesse, on accomplit le rite de la (( raie » : avec un aiguillon de porc-épic marqué de blanc en trois endroits'', on divise au sommet de la tète la chevelure de la jeune femme", et on la ceint de fruits encore verts de l'udumbara;
1. .Je crois qu'on a poussé beaucoup troj) loin la tentative de ramener le cérémonial hindou à une rigoureuse norme juridique: Leist, Altai-isc/iL's Jus Gentium, p. 154.
~. Cf. supra p. 356.
3. Ou, suivant d'autres textes, à diverses époques plus tardives.