‹ La religion du VédaChapitre 274 sur 380 · Kâtyây. V. '^. 15; Kauç. S · texte numérisé non relu

Kâtyây. V. '^. 15; Kauç. S

5. Que signifie ce rite? Est-ce une variante du changement de coiffure de la femme enceinte, usité chez nombre de peuples, et attesté aussi pour l'Inde par Kauç. S. 79. 14 ? Cf. : A. V. XIV. 1. 55 sq.; Incl. Stud., V, p. 405 S([.; Schrôder. op. cit., p. 144 sq. Ce changement a-t-il eu primitivement pour objet de la rendre méconnaissable aux esprits malins qui la menacent? Cf. Frazer, Journ. of tlw. Anthropolorj. In.?tU., XV, p. 98. Ou s'agit-il de chasser les démons qui, du sommet de la tête, pourraient pénétrer dans le crâne

symbole évident de l'embryon qui n'est pas mûr encore, mais à qui la figue d'udumbara communiquera sa puissance de sève. Après la naissance viennent les rites qui donnent à l'enfant l'intelligence, qui lui assurent longue vie, qui bénissent sa première alimentation. Le plus important parait remonter à la période indo-européenne': c'est la «collation du nom », qui a lieu le dixième jour, à l'expiration de la période d'impureté introduite par l'accouchement.

La troisième année% on procède à la cérémonie de la première coupe de cheveux, que beaucoup de peuples sauvages entourent également de solennité religieuse', et l'on donne à l'enfant la coiffure distinctive de sa famille. Devant le feu on place des écuelles pleines de substances qui apportent fécondité et prospérité (fiente de taureau, etc.], de céréales de toute sorte, et similaires. On mouille d'eau tiède les cheveux de l'enfant, on y insère un nombre déterminé de brins d'herbe', et on les coupe, en quatre reprises à droite, en trois à gauche. On met les rognures sur la bouse, et on va les enfouir avec elle, à une place herbeuse, dans le voisinage d'une eau courante, ou dans une étable à vaches. Le rite de la coupe de barbe, à seize ans, se passe dans les mêmes conditions.

Mais le principal des sacrements de l'enfance ou del'ado-

et le corps? Cf. A. V. IX. 8. 13. Ou enfin veut-on faciliter l'entrée à l'âme de l'enfant, que les cheveux pourraient gêner? A Célèbes il est interdit à la femme enceinte de porter sa chevelure dénouée : Ploss, f/as Wcih, I, p. 486.

1. Cf. Kae"-i, Philolor/. AbhanrH. fur Schiceùer-Sidlcr, p. 65, n. 60.

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