‹ La religion du VédaChapitre 275 sur 380 · Cf. supra p · texte numérisé non relu

Cf. supra p

4. A la différence de M. Kirste {Inr/of/crm. Gebraurlic beim HaarschneùJcn. in Analceta Graecicmia 1893), je ne saurais voir d'autre sens à ce rite, sinon la fiction de ne blesser que l'herbe, et non les cheveux. On dit à l'herbe, « herbe, protège-le », au rasoir, « hache, ne lui fais pas de mal » : formules qui se retrouvent identiques, à la taille du billot dont on fait le poteau du sacrifice, et à la première incision portée au corps de la victime abattue (Schwab, Thinropt'i'i-, p. 6 et 111). Il .s'agit évidemment de détourner de la tête de l'opérateur l'odieux d'une lésion: cf. Çat. Br. III. 6. 4. 10, III. 8. 2. 12.

UPANAYANA 399

lescencc, c'entï Upaïui/jarKi, ou introduction auprès du précepteur. Quelques détails sont ici indispensables.

L'upanayana, suivant la distinction des trois castes, se célèbre à la huitième, onzième ou douzième année, à compter de la conception. Mais il est permis de le différer, respectivement, jusqu a 16, 22 et 24 ans. Ces nombres artificiellement imaginés ne reposent sur d'autre base que le compte des syllabes des trois mètres védiques assignés à chacune des trois castes et à leurs divins patrons. Pour le brahmane, on fixe aussi la 10' année' : et, comme ce chiffre ne se prête pas au même jeu de nombres, il se peut bien qu'il reflète une réelle et antique tradition.

Le précepteur est debout auprès du feu sacré- ; entre le l'eu et lui, l'enfant, qui a pris un bain, en toilette de fête, les cheveux coupés. Le précepteur l'entoure trois fois, degauche à droite, de la ceinture, « divinité propice et qui porte bonheur », dit la formule afférente, « qui nous défend de la mauvaise parole, nous éclaircit le teint comme un clarifiant et nous donne force de par l'haleine inspirée et expirée' ». Comme l'époux à l'épousée, il tend la mainàson élève, puis lui fait faire un tour à droite, et pose la main sur son épaule, de façon à toucher la place du cœur. Les formules indiquent qu'il s'empare ainsi du cœur de l'enfant : « que ta pensée suive la mienne; en ma parole réjouis-toi de toute ton âme; que Brhaspati t'unisse à moi'». Suivant certains textes, le maître donne à l'élève, outre son nom ordinaire, un nom nouveau, dérivé de celui d'un dieu ou d'un astre, ou une appellation gentilice, par laquelle on devra désormais le

Page 1