‹ La religion du VédaChapitre 276 sur 380 · Çankh. G. S. II · texte numérisé non relu

Çankh. G. S. II

2. Sur le rôle primitif du feu dans la cérémonie, cf. supra p. 289.

3. La ceinture, h en juger par les formules liturgiques, est douée dune vertu mystique de première importance. Voir notamment A. V. VI. 133, très explicite sur l'intime relation de la ceinture et du noviciat. On lit àla fin : « Toi que les anciens Sages, créateurs des êtres, ont ceinte, ô ceinture, enlace-toi à moi, afin que je vive longtemjîs »

■1. Même formule aux noces, à cela près que Brhaspati, dieu de la sagesse brahmanique, y est remplacé par Prajàpati, dieu de la postérité: Pârask. 1.8. 8.

saluer dans les occasions solennelles'. Il termine par cette instruction : « Te voici devenu novice [hrahrnaccu-in) : metla bûche au feu -, bois de l'eau; fais ton office; ne dors pas durant le jour ; abstiens-toi de parler jusqu'à ce que tu aies mis la bûche ». Ainsi s"ouvre le temps d'études, pendant lequel l'élève garde une rigoureuse chasteté, s'abstient de certains mets, tels que miel et viande', met soir et matin la bûche au feu domestique de son maître et va mendier sa nourriture de par le village. L'objet de son étude, c'est le Véda, et, avant tout, la prière introductive de chaque leçon de Véda, la Sâvitri, la stance par laquelle on implore le dieu Savitar pour qu'il éveille les pensées des hommes-'.

Celui qui a reçul'upanayana est un dvijn (( deux fois né », de la naissance physique et de la renaissance spirituelle. (( Le précepteur ' conçoit au moment où il place la main sur l'épaule de l'enfant; au troisième jour, lorsqu'on récite la sâvitri % le brahmane naît. » A partir de ce jour aussi, l'enfant a pouvoir de manger les restes des mets d'offrande^

La cérémonie qu'on vient de décrire ne figure nulle part au IJig-Véda, même par voie de simple allusion. Une vue trop exclusive serait donc tentée de la prendre pour une innovation poussée sur le terrain des institutions scolaires du védisme et ne relevant que de lui ou d'elles. Il est instructif de constater à quel point l'aspect change, dès qu'on sort de ce domaine restreint, et combien l'upanayana hindou reçoit de lumière de la comparaison des usages qui en reportent l'origine au passé le plus ancien des institutions familiales.

A elle seule, la cérémonie avestique du saint cordon, qui marque l'admission de l'enfant âgé de 15 ans dans la com-

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