‹ La religion du VédaChapitre 277 sur 380 · Cf. supra, p. 53, n · texte numérisé non relu

Cf. supra, p. 53, n

4. Çat. Br. XI. 5. 4. 13, et cf. A. V. XI. 5. 3. — Ailleurs il est dit que la seconde naissance a lieu « au moment où le sacrifice s'incline vers lui »: Çat. Br. XI. 2. 1. 1, et cf. Taitt. Br. I. 1. 2. 8.

5. Beaucoup d'autorités fixent la première récitation d e la sâvitr au o' jour qui suit l'ujîanayana.

6. Kâtvâv. V. 6. 30. au commentaire; Gôbh. G. .S. III. 8. 12.

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numauté zoroastrienne', montre, par son évidente alïinité d'origine avec l'upanayana védique, que celui-ci remonte bien au delà du Véda. Mais, bien mieux, pareils rites se retrouvent, à l'état de nature, sur toute l'étendue du globe, institués pour fêter l'admission de l'adolescent parmi les hommes faits, soit qu'elle coïncide ou non avec répo{iue de la puberté- : et, toujours comme les précepteurs védiques, les peuplades les plus diverses y associent l'idée d'une seconde naissance. Voici ce (jue rapporte M. Frazer d'une tribu australienne ' : « La pensée parait être que le novice renaît et commence une nouvelle vie : c'est pourcjuoi il reçoit un nom nouveau », — dans l'Inde aussi, — « le jour oi"! on le circoncit, où on lui fait sauter une dent, où on répand sur lui le sang de son clan. Chez les Indiens de Virginie et les Quojas d'Afrique, les adolescents, après ce sacrement, déviaient feindre d'avoir oublié tout ce qu'ils avaient c©nnu auparavant, — parents, langue, coutumes, — et on le leur enseignait à nouveau, comme à des nouveau-nés. » Souvent cette initiation s'accompagne, comme dans l'Inde, de divers tabous alimentaires''. La tonte de l'enfant hindou n'est pas sans analogie avec la coiffure du petit sauvage, marque distinctive du clan auquel il appartient"'. Quanta la ceinture, elle passe en beaucoup d'endroits pour l'accessoire obligé de la cérémonie de puberté : on donne ainsi à l'adulte le costume qui est l'insigne de son âge. Enfin certaines abstinences attachées à l'upanayana védique sont également en honneur parmi nombre d'autres populations primitives.

De tout cela il ressort indubitablement la conclusion formulée depuis longtemps par l'ethnologie^: l'upanayana n'est

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