‹ La religion du VédaChapitre 279 sur 380 · Cf. supra p · texte numérisé non relu

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UITES DE LA ME IHIîLUjlE 405

la cérémonie se conforme naturellement à ce but immédiat et constant.

Le roi inaugure sa dignité par une onction : disons mieux, une aspersion {abhishëha). Pour l'élever à un degré supérieur de puissance, il faut un sacre [ràjasïuja) '. Ni l'un ni l'autre rite n'apparait dans les textes anciens : il se peut bien qu'ils n'aient acquis leur plein développement qu'en des temps relativement modernes; mais les charmes magiques qui en constituent l'essence portent le cachet d'une Iiaute antiquité. Ils se sont incorporés au rituel du sôma, et il est possible que déjà l'ancien usage de ces fêtes royales ait comporté la préparation de la liqueur enivrante avec le banquet qui s'ensuivait. Pour recevoir le sacre, le roi s'assied sur un trône de bois d'udumbara, le figuier sacré dont l'Inde a fait le symbole de l'abondance nourricière. Le siège en est recouvert d'une peau de tigre. Une coupe d'udumbara contient un mélange de diverses substances qui sont censées fortifier et porter bonheur : beurre, miel, eau d'une averse agrémentée de soleil, etc. On verse ce mélange sur le roi, et on lui communique par là toutes les vertus et les abondances qui y sont accumulées. Le râjasuya comporte, outre cette aspersion", diverses pratiques qui doivent assurer au roi tous les genres de succès : une razzia dirigée contre un troupeau de vaches: selon certaines sources, une poursuite à cou^js de flèches contre des gens de la famille du roi, qui sont incapables de se défendre et qu'on dépouille; enfin, une partie de dés, dont l'enjeu est une vache, et le gagnant, évidemment, le roi ■'.

1. Tous les documents relatifs ;i l'une et ;i l'autre cérémonie ont été étudiés k fond par Weljer, ûher die Kônifi^'icinhc^ dm râja.-^ûya, Berl. Akad. 1893.

2. Plusieurs autorités s'accordent à enseigner que la vertu tout entière du rite repose sur une imprégnation du corps i^énétré d'outre en outre par le saint chrême. Le roi s'en frotte au moyen d'une corne d'antilope noire: cf. supra p. 341 et 312. Un an durant, il lui est interdit de se faire couper les cheveux, où l'aspersion a coulé d'abord et en plus grande abondance, etc. : Weber, op. cit., p. 53 et 89.

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