‹ La religion du VédaChapitre 283 sur 380 · Çânkh. G. S. I · texte numérisé non relu

Çânkh. G. S. I

l'homme qui vient à le toucher'. Pareil fluide est-il incarné en un animal, — soit la force tigresque invincible dans le tigre, l'abondance de nourriture dans la vache, etc., — il occupe toutes les parties de son être, tout ce qui lui appartient, lui ressemble, est ou a été en contact avec lui : non seulement sa chair, mais sa peau, sa corne, chacun de ses poils ; et de même, dans la plante, racine, tige, feuilles, fleurs et graines. L'entité de l'eau passe aux plantes, aux bêtes aquatiques, comme la grenouille - ; l'entité du sanglier, à la terre qu'il a fouillée de son groin ' ; la vertu de la foudre, dans la bûche issue de l'arbre qu'elle a frappé' ; l'entité du pays natal, dans la motte de terre qui en vient, accessoire obligé du charme par lequel un roi banni assure sa restauration ^ Il y a un lien occulte et efficace entre un homme et la terre recueillie dans le creux de la trace de son pas' . L'effigie, le nom contient quelque chose de l'original, de l'être qu'il désigne". Partout émerge le concept, caractéristique des âges barbares, d'une relation indéfinie, d'une

1. Kauç. s. 102. 2; A. V. III. 23. 1; Hirany. G. S. I. 16.16. — Joindre les termes la/ishmf, alaks/iinî, pâpnicai, qui appartiennent au même ordre d'idées.

2. Cf. les faits colligés par M. BlooLnVielà. Conti-ilmtions, II, y>. 26 sq. 'à. La magie fait un fréquent emploi du cai-âharUiita.

Page 1