Kauç. S
6. On recueille la poussière dans la trace du pied d'un ennemi, en vue d'un charme à diriger contre lui : Kauç. S. 47. 45. Comparer l'emploi du même ingrédient dans la sorcellerie des Slaves du Sud : Ploss, dci!^ Weib, I, j). 349. Usage analogue, chez les Zoulous, pour retrouver le bétail perdu : Callaway, Relir/ious System o/t/ie Amasulu, p. 345. Documents sur cette superstition et ses formes chez les peuples les plus divers : A. Lang, Mythes, Cultes et Reliyion, trad Marinier, j). 95.
7. On ne saurait imaginer à quel degré de raffinement artificiel les opérateurs ont poussé l'application de ces prémisses. K. S. 29. 27 prescrit, en vue de l'exécration des mauvais esprits, de manger un mets cuit sur un feu fait du bois d'un arl:)re hanté d'oiseaux — [a un feu de nids d'oiseaux » Caland — V. H. ]. —C'est tout uniment parce que, dans la stance qui accompagne la manipulation, on invoque le dieu qui chasse les puissances sinistres, « Indra en qui pénètrent les sucs du sôma comme les oiseaux se j)osent sur un arbre». A. V. VI. 2. -2.
dépendance réciproque, et même d'une quasi-identité, entre tous les objets qu'unit un lien quelconque, si insignifiant soit il à notre estime moderne: concept qui relève de l'antique et pour nous à peine concevable confusion des idées d'identité et de provenance, ou plutôt qui n'en est au fond qu'un cas particulier.
Les agents en question sont matériels : ils peuvent donc se déplacer, séjourner, changer de forme. Dans un récit de l'Avesta, l'éclat royal de Yiraa s'incarne en un aigle et s'envole loin de lui ' ; et de même, dans un conte bouddh ique % la splendeur (çrî) du pieux Anâthapindika voltige de côté et d'autre, passe de la crête d'un coq blanc dans un joyau, et de là ailleurs. Suivant une légende védique des bas temps ', Makha en souriant perd son <( acuité » {tëjas), qui s'échappe de lui avec son sourire ' et que les dieux introduisent dans les plantes : ainsi nait le millet ^ L'épopée védique de l'oiseau Garuda " raconte que Târkshya but la moitié de l'ascétisme tapas] des sages Vâlakhilyas avec la vertu magique qui y était attachée : ce breuvage lui donna la force d'engendrer Garuda. La technique des sorciers suppose, partout et toujours, que les substances qu'elle met en jeu se communiquent par contact d'un sujet à un autre : aussi la pratique ■ou la prohibition de l'attouchement y joue-t-elle un rôle considérable. C'est surtout par le boire et le manger qu'elles pénètrent dans le corps, ainsi qu'on vient de le voir par la légende de Târkshya ; et nous saisissons là un des principes qui ont motivé l'observance du jeûne, si répandue dans tout le rituel^ Mais elles se transmettent aussi par l'atmosphère, et l'haleine peut les introduire : c'est de quoi justifier la fréquente recommandation de retenir sa respiration. Le regard, enfin, leur sert de véhicule ; un regard peut les envoyer dans