‹ La religion du VédaChapitre 286 sur 380 · Baudhây. Dh. II. 1. 32; etc., etc · texte numérisé non relu

Baudhây. Dh. II. 1. 32; etc., etc

5. Hillebrandt, iVêti- tt. VoUinond.-<opfe/-, p. 171; Schwab, Tltieropfcr, p. 131 sqq. ; et supra p. 309.

HANNISSIiMENT DES AGENTS IIOSI'ILES 415

les formules d'hommage se mêlent aux formules et aux gestes d'exécration : contre le chacal, qu'on croit possédé de puissances funèbres, on lance un tison ardent, et on lui adresse en même temps un discours de respectueuse louange' ; on fait profonde révérence aux serpents et aussitôt après on pro-. clame qu'on les anéantit, qu'on leur écrase dent contre dent, mâchoire contre mâchoire-. Il n'est pas rare qu'on s'efforce d'atteindre le but en douceur, sauf à recourir à la contrainte en cas d'insuccès : si l'on n'a pas réussi, par offrandes, prières et adoration, à éloigner les fourmis, on fait une oblation empoisonnée, agrémentée de tous les symboles d'une violente hostilité, et l'on invite les dieux à détruire les œufs des fourmis et leurs descendants jusqu'au dernier'.

Mais les procédés à l'amiable le cèdent de beaucoup aux procédés agressifs qui constituent l'exorcisme proprement dit. Avant tout, la défense contre les êtres malfaisants prend un caractère préventif ; on évite tout ce qui pourrait les attirer ; on s'efforce de leur rendre l'accès difficile. Le lecteur connaît déjà les mesures simplement préventives : jeune, continence, inspiration raréfiée, silence, retraite, déguisements qui rendent méconnaissable, etc.' Ce n'est pas la personne seule qu'on dérobe à ces êtres malfaisants, mais toute provenance corporelle qui leur offrirait prise : après la tonte solennelle de l'enfant ou de l'adolescent, on cache ou l'on enfouit les rognures de cheveux, de barbe et d'ongles \ On évite le contact des objets qui recèlent des agents nocifs, personnels ou non: pendant les dix jours d'impureté qui suivent l'accouchement, il est dangereux de toucher la mère; à la construction de l'autel d'Agni, on pose en l'honneur de

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