‹ La religion du VédaChapitre 29 sur 380 · V. VII. 1. 1 : m. 2d. 13 et · texte numérisé non relu

V. VII. 1. 1 : m. 2d. 13 et

~. Cf. Bergaigne, liclii/iu/i rrdiijui-, I, p. 19. Par exemple, \\. V. III. :l9. 7, on allume ])ar Iriciiou un Icii iiDiiveaii, et immédiatement aprè.s (stance9), il est dit de ce ieii : u Voici lAgni de par le<iuel le.s dieux ont triomphé des ennnemis. » Le nouveau feu est identique à l'ancien.

.1S LES DIVINITÉS \ÉniQL'ES EX OÉXÉrAL

avec ridée de la génération toujours nouvelle du dieu qui naît des bois, celle d'une descente du dieu dans le feu allumé par la main des hommes ; idée confuse, rarement effleurée, je le veux bien, et même, si je ne me trompe, encore inconnue des textes de la première manière.

Salis doute, lorsque le feu commence à poindre au creux du tourniquet, et qu"on lui dit (( Descends, ô Jàtavêdas, et va, toi qui sais le faire, porter derechef aux dieux notre oblation' », ce nouveau concept reste incertain : il ne semble pas qu'il s'agisse de faire descendre le dieu de ses hauteurs célestes ; c'est bien plutôt le feu <|ui descend de la cachette qu'il occupe au sein du bois lui-même'. Plus significative est la formule qui intervient lors de la construction de l'autel du feu.au moment de l'allumage :« Du lointain le plus lointain, viens à nous, ô dieu, avec tes chevaux rouges'». Le rite sur lequel on reviendra plus bas\ qui consiste à amener à l'endroit oîi s'opère la friction un cheval blanc qui doit la regarder faire, pourrait également symboliser l'union du dieu Agni, représenté parle cheval, avec le feu nouveauné; mais rien n'est moins sûr que de vouloir tirer d'une pareille coutume magique une conclusion quelque peu précise : la présence de l'animal fougueux n'a peut-être d'autre but que d'activer l'effort du feu qu'on invite à se dégager des bois, et dès lors la relation du dieu et de son élément ne serait point en cause. Ajoutons que, dans un hymne de la dernière manière (R. V. X. 12. 1), Agni qu'on enflamme est dit le dieu qui assiste le mortel pour le sacri-

1. .A.pastamba-(7i;uUa-Sutr;i, V. 10. 1:2 ; Taittiriva-Bràhuiana. H. 5. 8. 8.

~. La teneur même de la iormule, « va i/eivchef liortevanx dieux», uidique une sorte de rappel adressé au feu, qu'un certain rite a fait «remonter » dans les bois de friction, et que maintenant, par une rriction nouvelle, on en fait « redescendre » ; cf. Çâi'ikluiyana-Çrauta-Sûtra, II. 17. 8. Puisque la même formule s'emploie au moment même et à la suite de la friction, l'idée de la « descente d'Agni » ne saurait avoir dans les deux cas deux sens ditïérents.

3. Vâjasanêyi-Samhità, 11. 7~. Pour plus de détail sur le rituel afférent, voir Inilischii Studien, XIII, p. 2^7.

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