Cf. supra p
OLDENBERG. — Védci. 27
culte et clans la magie est trop claire en elle-même pour qu'on prenne la peine inutile d"en multiplier les exemples '. Bornons-nous à mentionner encore la règle suivant laquelle, après avoir prononcé quelque formule adressée à Rudra, aux démons, aux Mânes, etc., on doit laver dans Teau la souillure ainsi contractée -. Si, dans l'Inde et ailleurs •', l'urine de vache est l'eau lustrale par excellence, c'est sans doute que le procédé courant de l'ablution se double de l'emploi d'un liquide susceptible d'infuser au s-ujet l'abondance nourricière de la vache dont il procède.
Laver est bien, mais on peut aussi essuyer, et l'un n'exclut pas l'autre. Pour conjurer le mauvais heur descendu sous les espèces d'une fiente d'oiseau, on s'essuie, puis on se lave. Après un cauchemar on s'essuie le visage \ Pour effacer certaines substances nuisibles, on se sert de plomb et d'un fil de laine '. Très variés sont les emplois purificatoires et curatifs de la [:i\cinte apâi/iârf/n , dont le nom, par étymologie populaire, s'interprète « essuiement », et dont il est dit que par elle les dieux ont effacé les démons et les puissances sinistres ". ,
On se débarrasse encore des agents hostiles en les brûlant. Les détails donnés plus haut sur Agni tueur de démons, sur l'emploi du feu pour bannir les esprits malins", nous dispensent ici de plus ample information. Ajoutons seulement, à titre de succédané, le procédé de l'enfumage : on enfume de
1. 11 sutlit ici de renvoyer aux tlétaiis consignés plus haut, p. 361 sq.