‹ La religion du VédaChapitre 292 sur 380 · Hir. G. S. I. 16.5 : Kauç · texte numérisé non relu

Hir. G. S. I. 16.5 : Kauç

5. Kauç. 71. 16-17 =88. 19-20; A. V. XII. 2. 1, et cf. 19 sq. — Le ploml) apparaît çà et là dans les Siitras, en divcr.scs fonctions, mais toujours en tant que niaiière vile.

6. Cf. : Zimmer, Altincl. Lebcn, p. 66; Çatap. Br. V. 2. 4. M.

7. Supra p. 106 et 287 sq. — Il va de soi, d'ailleurs, qu'à l'occasion on m-obilise tels autres dieux ou tels démons, pour expulser ou détruire les puissances malignes, et cette occurrence fréquente ne requiert, elle non plus, aucun développement.

CANNISSi;.MENT DES AGENTS HOSTILES 419"

nioutai'ilo le nouveau-né pour chasser tous les démons qui le menacent '.

On peut, enfii>, les frapper ou tirer sur eux-. Aux fian- (^ailles marche dans l'escorte un homme qui porte un arcbandé de sa flèche •\ Au sacre royal (râjasûya). aussitôt après Tonction, les officiants battent le roi, et il est impossible deméconnaitre le caractère notoirement adventice de la formulequ'ils profèrent à cette occasion : « Je te fais franchir le fait de recevoir des coups. » Bien plus adéquate est celle que nous lisons ailleurs au sujet du môme rite: « A force de coups nous expulsons de toile mal'. » N'est-ce pas encore un semblable bannissement qu'il convient de reconnaître dans la cérémonie, do si fréquente application dans tout le culte, qui consiste à tourner en rond, notamment à faire le tour du feu, en se frappant la cuisse '?

C'est ici le lieu d'examiner la fonction du bâton, accessoire familier aux domaines les plus divers du rituel védique. L'étudiant en théologie [brahmacârin), qui, à en juger par les observances qui lui incombent, compte parmi les sujets les plus exposés aux assauts des démons, reçoit en insigne le bâton, lors de la cérémonie inaugurale de son admission, et à l'instant même où on l'instruit de ses devoirs futurs : il le porte constamment, et de telle sorte que rien ne puisse passer entre eux deux ^ Au rite de fin d'études, il dépose le bâton, la ceinture qu'il a revêtue au jour de l'entrée, et quelques autres objets imprégnés de fluide sacré, et de tout cela on.

1. Hir. G. S. II. 3. 7: Pàrask. I. 16.23; Pctacatthu, III, 5. Sur la; moutanle, cf. aussi Berifey, Kl. Schri/'tcn, III, p. 13, n. 1.

2. On parle aussi de les châtrer: A. V. III. 9;.In(l. Stud., XVII,. p. 216.

3. Kauç. S. 75. 13, et cl. 2ô. 11, 35.3, et Iiu/.Stucl., XVII. p. 285. — On a vu plus haut (p. 228) comment s'y prend l'escorte nuptiale pour crever les yeu.x aux démons qui tendent leur.s embûches.

4. Kàty. XV. 7. 6: cf. Çat. Br. V. 1. 1. 7, et Weber, Rdjasùya^ p. 63. On me fera dillicilement croire (lu'il y ait du Canossa dans ce cérémonial.

5. Paûc. Br. IX. 8. 9: Kauç. S. 81. 10; Iiul. Stiul., X, p. 312; etc..

6. Goldi. G. .S. 111. 1. 11 et 27; Çàùldi. G. S. II. 13. 1-2.

« fait oblation clans l'eau ' ». Mais, en même temps, devenu brahmane, entrant dans une vie nouvelle qui comporte de nouvelles observances, on lui remet un bâton neuf, fait d'une autre matière que celui du novice. Les variantes de la formule proférée à cette occasion s'accordent toutes sur la destination du bâton : — (( protège-moi de toute part » : — (( de tous agents de perdition défends-moi de toute part )); — (( frappe tous les ennemis, en tous sens autour de moi, comme le dispensateur de trésors )) Indra) ; — et, parmi ces ennemis, on mentionne expressément, outre les gens et les bêtes sauvages, les Rakshas et les Piçâcas '.

On sait que la consécration du novice relève des mêmes principes que celle du laïque qui s'apprête à célébrer le sacrifice de sôma^ : de part et d'autre, il s'agit d'élever un homme au-dessus et en dehors de l'existence vulgaire, en lui imposant certaines observances, qu'introduit une cérémonie inaugurale et abolit un bain final. Or le parallélisme persiste à notre nouveau point de vue : comme le novice, le dikshita reçoit le bâton qui chasse les esprits malfaisants. La règle est formelle:.» remise du bâton à un consacré ou à un étudiant en théologie ^ » Quant au motif, nous avons un texte' qui le définit en ces termes : « Le bâton est un foudre pour l'expulsion des démons. » Au cours du sacrifice, le bâton du dikshita passe dans les mains de l'un des officiants, le maitrâvaruna % qui, durant les oblations, se tient debout auprès du siège du prêtre récitant, le corps penché en avant, le bâton appuyé contre l'autel (vëdi) ' : attitude évidemment défen-

1. Çânkh. G. S. II. 13. 8; Hir. G. .S. I. 9. 10. 2.Àçval. G. S. III. 8.e0; Parask. II. 6. 31; Hir. I. 11. 8; cf. Gôbh. IV. 9. 17.

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