‹ La religion du VédaChapitre 299 sur 380 · Çatap. Br. III · texte numérisé non relu

Çatap. Br. III

peccable et naturelle logique de Toccultisme. On se demande si le sacrifiant doit toucher la victime animale qu'on amène au sacrifice. <( Certains ont dit : Le sacrifiant ne doit pas toucher l'animal, car c'est à la mort qu'on le conduit, il ne doit donc pas le toucher. Mais si, il doit le toucher : ce n'est pas à la mort que l'on conduit l'animal qu'on mène au sacrifi:Ce ; le sacrifiant s'exclurait lui-même du sacrifice, s'il ne le touchait pas. » Aussi le rituel fourmille-t-il de règles qui prescrivent à tel officiant le contact de tel autre, l'attouchement de tel objet : le fluide du sacrifice et sa vertu bienfaisante n'ont guère d'autre véhicule. Après acceptation d'une demande en mariage, les intéressés touchent un vase d'eau, où l'on a mis des fleurs, des fruits, des grains, de l'or', et s'imprègnent par là du bon augure contenu en ces objets. S'asseoir sur une peau de taureau, c'est s'assurer la fécondité et ce qui s'ensuit- ; sur une peau d'antilope noire, la sainteté rituelle' ; de bouc, la nourriture en abondance' ; de tigre, la vigueur invincible'. La fermeté de la pierre se comnaunique à l'épousée que le jeune époux y fait monter en lui disant : «Viens monter sur la pierre; comme la pierre sois ferme; foule aux pieds les ennemis, triomphe des adversaires ^ » Les fourmis sont censées richement pourvues d'eau et d'aliments .* cette richesse, on la fait passer dans les feux sacrés et, par eux, au maître de la maison, en déposant dans chacun des foyers un peu de terre de fourmilière'.

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