‹ La religion du VédaChapitre 300 sur 380 · Weber, Râjciffiya, p. 62, 135, etc · texte numérisé non relu

Weber, Râjciffiya, p. 62, 135, etc

6. Çâiikh, G. S. I. 13. 11. — Le rite .se complique dans Hir. G. S. II. o. 2 : pour assurer au nouveau-né fermeté, acuité et richesse, on ajoute à la pierre une hache et de l'or.

7. Et autres ingrédients magiques: une taupinière, de la terre qu'a fouie un sanglier, etc. — Sur la propriété des fourmis de trouver de l'or et de s'assimiler le suc vital de la terre, voir : A. V. VI. 100. 2; Çat. Br. XIV. 1. 1. 8; Taitt. Àr. V. 1. 4, 2. 9, 10. 6; Apast. Çr. S. V. 1. 7, 9. 8; ^Veber, Ind. Stud., XIII, p. 139 sq.; Bloomfield, Seccn IIymn.< of tJie A. V., p. 17 sq. — Même rôle que dans l'allu-

ÉVOfATIOX DES ESPniTS ET OPÉRATIONS SIMILAIRES 127

La contre-partie de Tessuyage, c'est, lorsqu'on veut imprégner autrui dune substance, l'onction, la friction, lasper- ^ion, et similaires. On peut s'essuyer sur autrui de la souillure d-un péché ou de celle d'un mauvais rêve'. On anéantit son ennemi en faisant contre luiuneoblation de pointes de flèches de roseau, qu'on a enduites de sa propre sueur= : le sens probable du rite, c'est que les flèches sont imprégnées du iapa^, de la chaleur vitale de celui qui les dirige. Rappelons encore l'onction royale, l'onction du char de guerre ou l'oblation qu'on lui adresse ^- : autant de cas d'application d'une substance censée pleine de vertus magiques.

Parmi les modes d'infusion, l'alimentation, bien entendu, tient une place exceptionnelle. Il a déjà été question de la vertu surnaturelle que communique l'ingestion du mets d offrande, où sont concentrées toutes les grâces vivifiantes du sacrifice. C'est ainsi encore qu'on donne à l'enfant, pour première nourriture, le mets qui symbolise la qualité dont on tient éventuellement à le douer'. A la fête des laboureurs, on mange une mixture de bouse, de bdellium et de sel, pétris dans le lait d'une vache qui nourrit un veau de la même cou-

nuvge du feu, assigné à la fourmilière, dans la construction de lauteld-Agni et dans Toblation du pravargya: /nrf. Suul., xiu, p 220; Çat. Br. XIV. 1. 2. 10. Elle figure aussi dans le rasai, arman et' le sacrifice <iui conjure le venin: Kauç.. 21. 23, 31 25; ailleurs encore. - Je soupçonne la nécessité d une interprétation diSérente, pour la prescription assez commune de verser sur une fourmilière les restes, les rebuts du sacrifice, le s mets doblation gâtés ou trop cuits, etc.: Taitt. Br. III. 7. 2. 1 ; Açva . Cr. S. III. 10. 23; Weber, Bâjasùya, p. 12, 104, n. 2, et 109. n^ 1; cl. Krauss Volksalaubc und rel. Braurh der Sad.lacen, p. 158. La règle me paraît relever des précautions à prendre contre les substances du sacrifice en tant que nocives : cf. supra p. 294 sq. C'est amsi que chez les Zoulous (Callaway, /?e/. Syst. of the Aniamlu, i^ 31o), on déverse la substance morbide dans une fourmilière : les fourmis réparent le dégât et enfouissent dans leur reconstruction 1 objet omineux.

Page 1