Supra, p. 278 sq., et p. 305, n
leur qu'elle'. Au rite pour l'obtention cVun enfant mâle, la femme mange un grain d'orge, flanqué à droite et à gauche de deux graines de moutarde ou de deux fèves : ce symbole du membre viril douera de virilité l'enfant à naître^ Lorsque^ plusieurs personnes mangent d"un même mets, il en résulte entre elles une communauté de nature, qui les oblige à se garder foi mutuelle : l'idée première, évidemment, est qu'à raison de l'identité essentielle du groupe celui qui fait tort à un de ses coassociés se nuit à lui-méme\ On n'en finirait pas d'énumérer les pratiques magiques que le rituel védique croit réaliser par le procédé alimentaire ; mais les exemples ci-dessus sont amplement suffisants.
Les substances indiquées s'introduisent aussi dans les narines : on en enduit l'intérieur du nez; on les fait flairer aux hommes, renifler aux chevaux'. Le reg ird peut avoir des conséquences heureuses ou funestes, soit pour celui qui regarde ou celui qu'on regarde- L'homme qui vient d'accomplir un certain rite de lustration purifie toute une assemblée, rien qu'en promenant ses yeux sur elle\ C'est de la vertu singulière du regard que se recommandent le sacrifiant, en disant aux préfres « Regardez-moi avec l'œil de Mitra )), et
1. Kauç. s. 20. L5. — Même mixture, enfouie, dans un rite pour la prospérité du bétail : 19. 19. De quelque façon qu'on traite la substance efficace, Tefficacité reste toujours la même.