‹ La religion du VédaChapitre 306 sur 380 · Supra p · texte numérisé non relu

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7. Supra p. 380. — Ptappelons aussi les rites de même genre et de même sens, au sacrifice de sôma et au sacrifice du cheval: supra p. 334 et 40o.

paux traits d'un événement mythique, d'assurer au sacrifiant un bénéfice analogue à celui qui échut au héros du récit légendaire'. Indra aune indigestion de sôma, les Açvins et Sarasvatï l'en guérissent : ainsi le sacrifiant, s'il a subi quelque revers, s'en relèvera plein de force et de succès. Nous tromperions-nous en entrevoyant dans ce type de service divin les premiers débuts du drame religieux et de la littérature dramatique?

Ce genre de symbolisme est fort fréquent dans un rite auquel tous les vieux rituels du monde ont accordé une importance considérable: le charme de pluie. A la fête du solstice on perce de flèches une peau': c'est sans doute le réduit ■caché du ciel qu'il faut percer j)our en tirer l'eau. A la même fête, les jeunes filles dansent autour du feu avec des cruches d'eau, qu'elles vident ensuite, en chantant une chanson où il est question de faire baigner les vaches^ : tout cela ressemble fort à un charme de pluie. A la construction de l'autel d'Agni, on vide des coupes d'eau: ((par là, il y met de la pluie»; et dans le terrain fertilisé par cette pluie on sème du blé''. Lorsqu'on jette à l'eau une loutre, on fait pleuvoir à torrents'. Pour obtenir la pluie, il faut mettre des herbes dans l'eau, les y enfoncer, puis les laisser surnager; ou bien encore, fixer au sommet d'un long roseau une tête de chien, une tête de bélier, des cheveux et de vieilles chaussures, et brandir en l'air cette arme bizarre en simulant un combat" : le bélier a-t-il charge d'enfoncer la voûte céleste? le chien, de la déchirer de morsures " ?

1. Cf. Oldenberg, Indra und .\ainuci, in .\ac/i/-. c . d. Gôtt. Ges. d. Wiss., 1893, p. 342 sqq. L'inventeur de la cérémonie est peut-être un des poètes de la dernière période du R. V., l'auteur de l'hymne X. 131.

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