‹ La religion du VédaChapitre 318 sur 380 · EXÉCRATION ET SERMENT · texte numérisé non relu

EXÉCRATION ET SERMENT

Le serment est une exécration qu'on dirige contre soi-même pour le cas où l'on ne dirait pas vérité ou bien où l'on viendrait à rompre sa promesse'. On donne pour otages de la sincérité de sa parole, sa vie, la vie des siens, ses biens dans ce monde et dans l'autre, éventuellement tel de ces biens nommément désigné- A la formule par laquelle on appelle le malheur sur sa tète, on peut joindre des gestes ou des actes symboliques, par lesquels on évoque magiquement les puissances sinistres. Le prêtre qui confère à un roi le grand sacre lui fait prêter ce serment ' : « Tout le mérite de mes sacrifices et de mes présents, du jour de ma naissance à celui de ma mort ■', ma situation, mes bonnes actions % ma vie, ma postérité, tout cela t'appartiendra si je te trompe.» On prenait à témoin, comme le montre un vieux vers védique % Varuna, les vaches, les eaux. La littérature postérieure réglemente la matière: le kshatriya jurera de par ses armes et ses attelages; le vaiçya, de par ses vaches, son blé et son or: le brahmane, de par la vérité ^ Dans les contes, on voit des

1. Aussi le même verbe cap, signilie-til : à lactil, « maudire » : au moyeu « jurer » := « se maudire soi-même ».

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