‹ La religion du VédaChapitre 319 sur 380 · Ait. Br. VIII. 15 : râpay'Ltcâhhi^'hini'ct · texte numérisé non relu

Ait. Br. VIII. 15 : râpay'Ltcâhhi^'hini'ct

3. Même formule : Baudhày. Dh. I. 10. 19. 10 ; Nàrada I. 234.

4. Expressiou courante dans les formules de serment: Xâr. I. 248; Loi.^ de Manu, VIII, 256; RamCujana (éd. Bombay), II, 34, ■48; etc. Comme la destinée dans la vie future dépend de nos actions en celle-ci, cela revient à jurer « sur son salut éternel ».

5. TaiU. Samh. 1. 3. 11. 1, et cf. A. V. XIX. 44. 9, Çat. Br. III. 8. 5. iO. — Les testes attestent aussi la coutume de jurer en prenant de l'eau dans le creux de la main; cette eau s'imprègne de la vertu magique du serment, et déploie, là où elle est ensuite répandue, une eflflcacité particulière: Râmây., VII, 65, 29 sq. Aujourd'hui encore l'Hindou jure avec de l'eau du Gange dans la main.

6. Lois de Manu, VIII, 113. La pensée est, bien entendu, qu'en cas de faux serment on appelle le malheur sur ses attelages, etc. Quant au serment « par la vérité » {satya), il procède, semble-t-il, d'un concept de spiritualité relativement moderne : en tout cas, il n'y en a point trace, que je sache, dans la vieille littérature védique. Dans l'épopée, les récits bouddhiques, etc., cet appel à la vérité (saccakir'njâ en pâli, satyaracana dans le bouddhisme du Nord) est aussi utilisé comme procédé thaumaturgique: « si telle ou telle chose est vraie », dit-on, « puisse, de par la vertu de cette vérité, advenir tel

filles se condamner à ne se point marier ou à ne trouver qu'un vieil époux, si elles ont fait un mensonge ' ; une reine consentir, si elle a trompé son mari, à renaître clans le corps d'un démon malin -. C'est en se touchant, en mettant la main sur sa tête ou son cœur, que celui qui jure appelle sur sa personne et sa vie les puissances malfaisantes : un héros épique, Satyavant, jure qu"il ne survivrait. pas à un malheur qui aurait frappé ses parents, « avec cette vérité ' je me touche )); et ailleurs, en pareille occurrence, on lit: (( Adonc je touche ma tête \ » A cet attouchement solennel se rapporte sans aucun doute le texte de sûtra ' qui prescrit de se purifier avec de l'eau lorsqu'on a adressé une formule à Rudra, aux démons, aux Mânes, « ou qu'on s'est touché soi-même » ; car ce rite implique, lui aussi, un contact avec des puissances sinistres, qui nécessite une lustration. En cas de rupture du serment, le châtiment prévu se réalise: le dieu lunaire, jDOur avoir trahi la foi jurée à Prajâpati, fut atteint du râjcujakshma (phtisie pulmonaire) \

La sorcellerie sons les espaces dv sacrifice. — Le sacrifice, qui, dans son essence, est une œuvre destinée à honorer, à réjouir, à concilier les dieux, ne laisse pas d'accuser plus d'une attache avec la magie, qui prétend influencer par une vertu occulte le cours des choses humaines ; et nous avons déjà eu l'occasion de relever cette confusion ': l'imagination qui préside au développement des rites magiques transporte

ou tel [miracle] ! « Jataka, vol. I, p. x*14 et 331; Diryâradâna, 27 (éd. Co\vell-Neil,p. 417); Ma/iâb/iâi-ata, III. ^208, et XIV, 2029; etc., etc.

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