‹ La religion du VédaChapitre 328 sur 380 · A. V. m. 28. 5, VI · texte numérisé non relu

A. V. m. 28. 5, VI

2. Voir p. ex. la métamorphose que A. V. XVIII. 4. 32 sqq. fait subir aux grains de blé et de sésame qu'on répand pour le mort à

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à cet égard sont les mérites qu'ils se sont acquis sur terre par leurs œuvres pies, leurs sacrifices et leurs dons charitables (ishtapûrta). Cette idée date au moins du Rig-Véda : il constate que les bienheureux retrouvent dans l'autre monde leurs « oblations et présents » (X. 14. 8), et l'Atharva-Véda connaît dans le dernier détail chacune des grâces abondantes que vaudra au donateur, dans la vie future, telle ou telle libéralité particulière dont il aura comblé les prêtres en celleci'. Il y a des cérémonies spéciales, dans lesquelles on sert aux brahmanes un brouet au lait, s3'mbole visible de la récompense céleste attachée à ces bons procédés. « Avec des mares de beurre, des rives de miel, roulant des spiritueux en guise d'eau, pleins de lait, d'eau, de petit-lait, puissent pour toi couler de tels fleuves, gonflés de douce liqueur dans le monde céleste, et des étangs à lotus t'environner de toutes parts ! » Et l'on place sous les yeux mêmes du généreux sacrifiant les béatitudes qui l'attendent, en disposant autour de lui, en diverses orientations, des mares et des ruisseaux en miniature, remplis de ces friandises'.

A celui qui apprête le saint brouet le paradis védique ouvre encore une autre perspective sur laquelle nous n'insisterons pas : (( Le feu ' ne consume pas son membre, et il y a pour lui tout un peuple de femmes dans le monde céleste;... le dieu Yama ne lui enlève point sa semence. »

L'enfer. — Le ciel de la croyance védique a-t-il pour pendant un enfer ? Au moins est-il sûr que, dès la période du Rig-Véda, le ciel est exclusivement le monde des hommes

ses obsèques : dans Tautre vie, les grains de blé seront des vaches laitières qui se laisseront traire sans regimber; les grains do sésame seront leurs veaux ; et tout le troupeau l'ira rejoindre.

1. De là il n'y a qu'un pas à la croyance, courante dans le bouddhisme, suivant laquelle on peut soulager ou afîranchir les pauvres âmes punies pour leurs péchés, en faisant en leur nom un présent à des moines pieux et leur appliquant la récompense céleste due aux mérites de ceux-ci. Les récits du Pêtacatthu ne sont en majorité que des variations sur ce thème.

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