Sôma probablement
2. Cf. I. 121. 13 (à Indra): « De l'autre côté des quatre-vingt-dix rivières, tu les as lancés, les impies, et précipités dans la fosse. »
3. Le filtre de laine qui sert à clarifier le sôma et sur lequel l'imagination théosophique a donné libre carrière à ses spéculations.
4. Cf. Kauç. S. 81. iO : je lis jicâia mrtëhhijah, cf. Taitt. Àr. "VI. 12.1.
modernes d'ébranler l'imagination par ces effroyables descriptions de supplices où se complaît le bouddhisme, et dont l'Atharva-Véda (V. 19- 3) nous donne un avant-goùt, lorsqu'il nous dépeint, assis parmi des rivières de sang et mangeant ses cheveux, le pécheur qui sur terre a offensé un brahmane. Dans les dieux qui présidaient aux sacrifices chantés par l'antique poésie védique, on voyait bien plus volontiers des dispensateurs de grâces terrestres, que des juges raffinant sur les sombres tortures d'un autre monde. Et les formules funéraires, d'où nous tirons presque tout ce que nous savons sur la croyance à la vie future, ne sauraient guère nous en apprendre davantage : composées pour les obsèques d'un sacrifiant pieux, elles n'avaient que faire d'évoquer l'idée du séjour infernal, dont le gardait le mérite de ses bonnes œuvres. Peut-être la grande et suprême décision qui fixait à jamais le destin d'une âme tiendrait-elle plus de place dans ces prières mortuaires, si l'on se l'était représentée comme un jugement auquel chacun fut soumis. Mais il est douteux et peu probable que la croyance aux récompenses et aux peines futures eût revêtu dans l'antiquité une forme aussi arrêtée'. « Chez le roi Yama, fils de Vivasvant», dit un rituel védique-, « se séparent les hommes qui ici-bas furent fidèles à la vérité et ceux qui . dirent mensonge » : cette séparation n'implique pas nécessairement un jugement''. Les dieux connaissent les innocents et les coupables ; ils envoient chacun à la place qui lui convient : cette idée simple a bien pu suffire aux simples âmes du premier âge.
1. Le R. V. en offre à peine trace; on pourrait pourtant invoquer en première ligne la st. X. 12. 8.