‹ La religion du VédaChapitre 335 sur 380 · FOHMKS ANCIENNES DE LA CROYANCE AUX ÂMES · texte numérisé non relu

FOHMKS ANCIENNES DE LA CROYANCE AUX ÂMES

rang les indications relatives au chemin que doit prendre le fidèle défunt pour se rendre à sa nouvelle demeure. Souvent nous le voyons émigrer par la voie qui s'accorde le plus aisément avec la croyan(;e à un séjour céleste : Tànie s'élève à travers Tatmosphère jusqu'au ciel ; accessoirement, autre idée fort simple, le feu ou les feux qui consument le cadavre la convoient et l'accompagnent. Âçvalâyana fonde même un pronostic sur le rite de l'incinération' : si, des trois feux sacrés qu'on allume tous à la fois, c'est l'oriental qui le premier atteint le corps, on en conclura que le feu a transporté l'àme au ciel ; si c'est l'occidental, elle flotte dans l'atmosphère ; si celui du sud, elle reste ici -bas. En somme, l'âme quitte l'enveloppe du corps, et l'espace lui ouvre le chemin (jui doit la conduire au ciel. C'est dans le même esprit que l'Atharva-Véda (XVIII. 2. 22) lui donne pour guides les Maruts, les dieux des vents dont la course franchit les airs. Mais à ces passages s'en opposent nombre d'autres qui font passer l'âme, — toutes les âmes, et non pas seulement celles des criminels, — - par une voie souterraine et profonde, souvent dite « la voie en pente » [praratY : Yama, qui le premier est allé dans l'autre monde, « a descendu les grandes pentes et frayé ainsi le chemin à plusieurs )) (R. V. X. 14. 1) ; (( il a le premier abordé la voie en pente » (A. V. VI. 28. '\) ; « par les gués^ ils franchissent les vastes pentes, là où vont les sacrifiants pieux » (A. V. XVIII. 4. 7). Le retour constant de cette expression toute faite et évidemment traditionnelle ne suppose- t-il pas un royaume de Yama situé, non au ciel, mais, comme celui d'Hadès,

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