Âçv. Lt. s. IV
:.'. M. Pischel [Ved. Stud., Il, p. 63 sqq.) donne de ce mot une interprétation nouvelle à laquelle je ne souscris pas.
3. 11 y a donc là des eaux courantes. La remarque en avait déjà été faite: Scherman, op. cil., p. 112 sq. — Comparer la stance qu'on récite en déposant un roseau sur la tombe : « Monte sur ce roseau qui sera ton véhicule; sur le roseau accomplis ton voyage; avec le roseau pour véhicule, va-t'en, va devant toi, va vers le haut », Taitt. Ar. Vf. 7. 2. — On sait que, dans la mythologie postérieure, il y a une rivière des morts, la Vaitarani.
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dan? les profondeurs de la terre ? On vient de voir la façon dont Âçvalâyana se représente l'ascension de Tâme au ciel ; or on a Tim pression qu'il connaissait la doctrine opposée et s'efforçait à concilier l'antinomie, lorsque immédiatement après on le voit ajouter : « Si le mort est incinéré par un homme instruit de ce mystère, il monte tout droit au ciel avec la fumée [do bûcher] ; cela est connu. Au nord-est du feu âhavanîya, on creuse une fosse de la profondeur du genou, et l'on y dépose une avakâ, c'est-à-dire une plante -çipâla^ : [l'âme] sort de [cette fosse] et monte tout droit au ciel avec la fumée ; cela est connu. » Ainsi l'ascension de l'âme se complique d'un rite qui la suppose descendue sous terre. N'est-ce pas encore la même pensée qui règne dans ■l'opposition, si fréquente, des chemins ou des mondes que parcourent les dieux [dëvayâna], et de ceux où vont les pères {pitrr/dna),\es «chemins profonds par où passent les Mânes» (A. V, XVIII. 4. 62) ? Et ne sent-on pas que le chemin formidable où les chiens de Yama guettent les âmes (A. V. VIII. 1. 9-10. etc.) est le décor d'une tout autre mise en scène que celle de l'ascension sereine à travers les airs à la splendeur de la voûte céleste ?
C'est dans le même ordre d'idées que se place le Yajur- Véda, qui, toutes les fois qu'une fosse figure au rituel, la qualifie de « siège des pères », « monde où siègent les pères »-. Dans une prière conjuratoire pour la guérison d'un quasi agonisant (A. V. VIII. 2. 15), nous lisons: «Je t'ai arraché à la terre inférieure et fait remonter à la terre supérieure, oi'i puissent te garder les deux fils d'Aditi, Soleil et Lune. »
1. Plante aquatique: dans le rituel, elle sert très fréquemment d'emblème pour indiquer qu'un feu — ici celui du loucher — doit s'éteindre, et la place où il a brûlé, se rafraîchir; cf. Bloomfield, Amer. Journ. of Philol., XI, p. 346 sqq., et supra p. 410.
2. Taitt. Samh I. 3. 6. 1, VI. 3. 4. 2, etc. ; cf. Çatap. Br. III. 6. 1. 13, V. 2. 1. 7. — Comme Vâyu est seigneur de l'atmosphère, le dieu solaire seigneur du ciel, ainsi Yama est seigneur de la terre : Pàrask. I. 5. 10. — Je rappelle aussi les observances relatées à la 11. 357 : elles reposent sur la connexion intime de la terre avec la mort et les défunts.