‹ La religion du VédaChapitre 337 sur 380 · FORMAS ANCIENNES DE LA CROYANCE AUX ÀMF.S · texte numérisé non relu

FORMAS ANCIENNES DE LA CROYANCE AUX ÀMF.S

Le séjour des morts est donc ici une demeure souterraine où ne luisent la lune ni le soleil. On a rencontré plus haut^ d'autres passages où le royaume de la mort en général, sans égard à l'enfer et à ses peines, se nomme l'obscurité, les ténèbres inférieures : s'ils étaient isolés, on en pourrait contester la portée; rapprochés des expressions ci-dessus, ils rendent fort vraisemblable une conception primitive dans laquelle l'empire de Yama n'est point un séjour céleste de bienlieureux, mais un monde souterrain de fantômes, ouvert sans doute à tous les hommes sans distinction .des bons et des méchants-, un « royaume des pères » {pitvlôka), qui s'oppose à celui des dieux (dêcalôka), et dont la porte se dresse au sud-est, tandis que la région divine est le nordest\

Si du Véda nous passons à l'Avesta, nous y verrons plus clairement encore, si je ne me trompe, que l'empire de Yama ne fat pas toujours céleste. Le Véda nous montre, au sein de la lumière éthérée, l'âme qui « contemple les deux rois, Yama et le roi Varuna ». L'Avesta, lui aussi, connaît le paradis de lumière, où l'âme jouit de la présence d'Ahura, du dieu qui répond au Varuna védique; et le royaume de son Yima ( =^ Yama) ne lui est pas moins familier : mais ces deux séjours sont pour lui absolument distincts. Le royaume de Yima n'est pas au ciel, mais sur terre, aux fabuleux lointains du

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