De nattes ou similaires
3. La viande provient d'un sacrifice animal antérieur. Elle ne figure, dans Gôljhila, qu'à raison du cadre spécial où il enferme la description de la fête mortuaire. En général il n'en est pas question ailleurs: cf. Gôbh. IV. 4. 1, et Caland, Altind. Ahnenrult,]i. 114.
4. Se rappeler la prescription de Clidème dans Athénée. IX, p. 410. On- creuse une fosse à l'ouest du monument, on y verse de l'eau, et l'on dit : « A vous cette ablution, vous qui en avez besoin, vous qui y avez droit. » Puis on répète le rite avec de l'onguent.
5. Pour se purifier lui-même, car il s'est souillé en adressant la parole aux défunts: .supra, p. 286, n. 1.
autant pour les deux autres fosses\ De la main gauche, il saisit la cuiller d'offrande, recueille le tiers de la mixture alimentaire, et, de droite à gauche, par dessus la jonchée de darl3ha, le dépose dans la fosse orientale, en prononçant le nom du défunt : N. N., voici le bol qui fest destiné, et à ceux qui te suivent, et à ceux que tu suis; à toi l'offrande mortuaire. Il touche de l'eau et en fait autant pour les deux autres fosses. S'il ne sait pas les noms, il dit en déposant le premier bol alimentaire (( offrande soit aux pères qui habitent la terre », en déposant le second « offrande soit aux pères qui habitent l'espace », en déposant le troisième « offrande soit aux pères qui habitent le ciel- ».
{( Après les avoir déposés, il dit tout bas: Ici, ô pères, éjouissez-vous, que chacun de vous se jette avidement sur sa part. Puis il se détourne''; et, en se retournant sans faire une inspiration, il dit tout bas: Les pères se sont éjouis, chacun d'eux s'est jeté avidement sur sa part. » Il leur offre ensuite, en pareille cérémonie, des onguents, de l'huile et des parfums.
(( Après quoi- il dit les prières qui doivent le séparer d'eux. Il pose les deux mains sur la fosse orientale, la paume de la droite tournée vers le haut, en disant : Hommage, ô pères, à votre vie! hommage, ô pères, à vos accents! Puis sur la fosse du milieu, la paume de la gauche tournée vers le haut, en disant: Hommage, ô pères, à votre puissance terrifiante! hommage, ô pères, à votre sève vitale! Puis sur la fosso occidentale, la paume de la droite tournée vers le haut, en
1. Celle de l'aïeul et celle du bisaïeul. — On voit que cette fête vise plus particulièrement les ascendants du sacrifiant. Il y en a une autre, générale et comparable à notre Commémoration: supra p. 377.
2. Comparer la consécration des trois gâteaux sacrés dans la liturgie funéraire des Parsis.
3. (( Pour ne pas gêner par un regard indiscret les morts qui viennent prendre leur repas », dit M. Caland, ûbcr Todtencei'ehrunfj, p. 20, et Ahnencult, p. 180 ; et c'est bien aussi dans ce sens que s'explique la tradition de l'Inde ; mais personne ne nous persuadera que tel soit le sens originaire. Il s'agit de se garder soi-même d'un voisinage sinistre. C'est pourquoi en même temps on retient son haleine.