‹ La religion du VédaChapitre 355 sur 380 · Cf. supra p · texte numérisé non relu

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4. La croyance dont ils témoignent, en effet, se trouve en accord avec les données recueillies chez d'autres peuples de la même famille : en ce jour du temps des pluies, les morts quitteraient le séjour de Yama et viendraient demander à manger à leurs descendants. Heureux qui assouvit amplement leurs besoins! Voir la documentation daiis Caland, Todtcncerehr., p. 43 sqq.

5. \'oir pour le R. V. les références de Bergaigne, Bel. Véd., I, p. 95 sq.

6. .\. V. XVIII. 3. 15 sq. ; R. V. X. 15. 8. — R. V. V. RI. 9, nous

A ces morts on adresse les mêmes prières qu'aux dieux : tantôt ce sont des termes vagues, « bénissez-nous, exauceznous » ; tantôt on demande une grâce particulière, la pluie, le don de se concilier les esprits dans la délibération ; on prie le défunt de reconnaître l'oblation de nourriture qui lui est consacrée, en dispensant à son tour la nourriture aux habitants de la terre qui souffrent du besoin ; on prie les pères d'appliquer au suppliant le trésor des mérites de leurs sacrifices et de leurs bonnes œuvres, afin qu'il réussisse à anéantir ses ennemis' , Avant la bataille, on invoque les pères armés de lances, armés de flèches, qui triomphent des forces rivales-. Au pravargya le sacrifiant demande et obtient l'agrément des jSIânes en même temps que celui des dieux-'. Mais c'est surtout à la perpétuité de la race que président les ancêtres. « Donnez-moi des fils vaillants, ô arrière-grandspères! donnez-moi des fils vaillants, ô pères! » c'est une des prières de l'office des morts ^ Si le sacrifiant désire un fils, il donne à manger à sa femme l'un des bols consacrés aux morts, en disant: (( Donnez un embryon, ô pères, un garçon couronné de lotus, afin qu'ici soit un homme". » Dans la même intention il s'asperge le visage des restes de l'eau qu'il a répandue pour l'ablution des Mânes". Avant le rite nuptial on fait aux morts une offrande de pâte", qui ne saurait avoir d'autre objet que d'implorer la fécondité pour la

voyons Kiitsa, c'est-à-dire un héros humain dcMunt. invoqué conjointement avec Indra: cf. supra p. 133. Cet Udalàkàçyapa (? Pàrask. II. 13. 2) à qui l'on sacrifie à la fête des laboureurs, serait-il, lui aussi, un ancêtre ? On ne retrouve pas, il est vrai, dans sa liturgie, les caractères distinctifs du sacrifice mortuaire.

1. A. V. IV. 15. 15, VII. \2. 1, XVIII. 2. 30, II. U'. 1. — Il y a un sacrifice mortuaire ad hoc. qu'on célèbre pour l'obtention d'une grâce spéciale: Xçval. G. S. IV. 7. 1; Caland, Tudtcnisurehr., p. 39; etc.

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