Mahàbhàr., éd. Cale, I
or que faire si l'on s'est trompé et que la vache en mourant mette bas un veau mort-né? « Là-dessus on dit : Que faire du veau? Il faut Texposer (uddadhyur) sur un arbre... Mais on objecte contre cette décision : Si dans ce cas quelqu'un prononçait contre lui cette malédiction, « quand il sera mort [le sacrifiant], on l'exposera sur un arbre », cette malédiction s'accomplirait. . .S). On constate chez nombre de peuplades la coutume d'attacher les cadavres aux arbres, afin de préserver l'existence des vivants de tout contact avec eux ; serait-ce une pareille survivance de l'état sauvage que refléterait ce passage de l'Atharva-Véda-?
Encore que l'inhumation fût sans aucun doute une pratique védique, le rituel n'en fait pas mention : c'est évidemment qu'elle n'est pas la pratique normale. On s'est ingénié, à tort, je crois % à retrouver les phases d'une cérémonie d'inhumation dans les termes d'un hymne du rituel mortuaire du Rig-Véda (X. 18) : « Va à la Terre notre mère... Comme la mère enveloppe l'enfant de son vêtement, ô Terre, enveloppele... Je dispose la terre tout autour de toi. » Mais toute cette phraséologie convient aussi bien à la crémation qu'à l'enterrement; car les ossements que le feu n'a pas consumés sont enfouis en terre, et rien n'indique que nos stances aient autre chose en vue que cette inhumation partielle*. En fait, les textes védiques récents les englobent dans leur rituel, exclusivement crématoire, et les appliquent à cette dernière cérémonie"'- Le Rig-Véda lui-même ne laisse pas de confirmer cette interprétation ; car le morceau dont ces stances font partie, — contexte auquel le nom de l'auteur et le caractère