Âçv. G. S. IV. 3. 18-19; Kauç. S. SI
4. De l'écuelle de l'Ida (part de l'oblation destinée au sacrifiant et aux prêtres), selon Kauç. S. 81. 9: du vase aux eaux pranitâs (cf. Hillebrandt, Neu- und Vollnionclsopfcr, p. 18), selon Âçv. G. S. IV. 3. 25 [pranîtapranayanam désigne le vase lui-même, le passage est mal rendu dans la traduction de Stenzler et dans la mienne) et le Kalpa-Sûtracité dans le commentaire de Taitt. Ârany. VI. 1. 4.
5. Étant donnée la phraséologie habituelle au R. V., ces mots désignent des objets quelconques provenant de la vache, ici probablement ses membres dépecés. Cf. aussi Bergaigne, Rel. Véd., 1, p. 61.
fice d'une vache comme « victime de garniture » : membre à membre on en garnit le cadavre ; sur le visage on étend l'épiploon tout imbibé de graisse ; dans les deux mains on place les deux reins, qui le défendront contrôles chiens du dieu de la mort ' ; la peau, y compris pieds et tête, recouvre le corps tout entier. Au bûcher, par un lien très faible, on attache un bouc, qui n'aura point de peine à s'évader. Enfin l'on y met le feu', en suppliant Agni d'emmener le défunt sain et sauf au séjour de ses pères. Il n'est pas douteux que le très ancien rituel neprescrivît déjà diverses oblations à accomplir en cet instant \ C'est pur hasard si le Rig-Véda ignore la formule qui, dans le rituel plus récent, introduit la plus importante de ces offrandes ^ : « De celui-ci (le mort) tu es né [, ô Agni] : puisse-t-il renaître de toi ! » La pensée est claire: le feu que le mort alluma jadis lui crée aujourd'hui une vie nouvelle.
Au retour de l'emplacement de crémation, la famille se soumet à quelques observances purificatoires : on se plonge dans l'eau, et l'on offre au mort une libation de cette eau ; on change de vêtements ; on passe sous un joug fait de faisceaux de branches de parna, arbre qui passe pour exercer une action purifiante, et le dernier du cortège arrache ces faisceaux fichés en terre ; on s'abstient de regarder derrière soi=; en rentrant chez soi, on touche des objets de bon augure, eau, feu, bouse de vache, grains de moutarde " ou grains
1. D'où vient cette fonction défensive assignée aux « reins »? Sont-ce des « loups » qui doivent mettre les chiens en fuite ? Sur l'homonymie de r/V./,rm et crUau, cf. V. Henry, Lù'/r VU de l'A. V., p. 110.
2. Éventuellement on attise aussi les trois feux qui l'entourent : cf. supra p. 491.
:î. Ainsi les libations à Yama, aux Angiras et à Sarasvati, prévues Kauç. S. 81. 34-39, paraissent visées par les stances R. V. X. 18. 1-6 et 13 sqq., 17. 7-9.
4. < at. lir. XII. 5. 2. 15 (Kâty. XXV. 7. 38): Taitt. Âr. VI. 1.4; Âçv. G. S. IV. 3. 27; Çâùkh. Ç'r. .S. IV. 14. 36: Kauc. S. 81. 30: et cf. Çat. Br. II. 3. 3. 5.