‹ La religion du VédaChapitre 368 sur 380 · Çatap. Br. XIII. 8. 1. 2, et cf. Iviity. XXI · texte numérisé non relu

Çatap. Br. XIII. 8. 1. 2, et cf. Iviity. XXI

~. Si Ion a déposé les ossements à la racine d'un arbre (cf. p. 495, n. 7), on ajoute : «Rends-le, ô roi de la forêt, celui qu'on a couché auprès de toi, afin qu'il aille sasseoir dans la demeure de Yama et y jouir de sa part », A. V. XVIII. 3. 70 et Kauç. 83. 19. II se peut toutefois que le rite tout entier n'ait d'autre fondement que la stance même de l'A. V., dans laquelle « l'arbre roi de la forêt » est une simple métaphore pour le bois du bûcher.

3. Kauç. 83. 2.2 sq. Comparer l'information suivante, due à Turner, que j'emprunte à M. Frazer, Journ. of the Anthropolog . Instit., XV, p. 96, n. 1: « Aux îles Samoa, les parents étendaient un drap sur la rive voisine de lendroit où un homme s'était noyé, ou sur le champ

curieuse à plus d'un titre: la doctrine de la métempsycose semble bien ici tout à fait hors de cause ; et pourtant on se représente l"àme incarnée, par exemple, en quelque insecte qui bourdonne aux alentours de l'emplacement funèbre.

La nuit est consacrée à une veillée en musique devant les ossements : on chante « louez les pères » ; on frappe sur des vases de métal ' ; on joue du luth ; trois fois au soir, trois fois vers minuit, et trois fois au matin, des pleureuses font le tour de ces restes, selon le rite accoutumé pour le culte des puissances sinistres, c'est-à-dire en leur présentant le flanc gauche et se frappant la cuisse droite -, en vue sans doute de bannir le contage funèbre. Vers le matin ' on les transporte à l'endroit où l'on élèvera la tombe, hors de portée de la vue par rapport au village, et loin de tout chemin, pour que les vivants n'aient rien à redouter du voisinage du mort. On choisit un sol exempt de ronces, mais abondamment traversé de racines : les ronces, évidemment, pourraient le blesser ; et d'autre part, dit un Brâhmana ', « les pères se glissent aux racines des plantes ». Est-ce le dernier écho d'une vieille tradition qui logeait les âmes des morts dans les plantes et les arbres ^?

En cet endroit on creuse une fosse, ou l'on trace à la charrue quelques sillons, où l'on sème toutes sortes de graines ^

de bataille où il avait trouvé la mort; puis ils faisaient des prières, et le premier être vivant qui se posait sur le drap, sauterelle, papillon ou tout autre, était censé contenir lame du défunt: en conséquence, on l'ensevelissait selon les rites, n

1. Kâty. XXI. 3. 7. — Sur un jwt vide, avec un vieux soulier : Kauç. 84. 9. Le culte des morts emploie souvent ainsi des objets de rebut. — Le but primitif de tout ce vacarme, c'est naturellement d'écarter les défunts malveillants et les esprits sinistres.

i. Cojuparer le rituel du sacrifice à Tryambaka, supra p. 378. "Voir aussi Àçv. G. S. IV. 6. 3.

3. Avant le lever du soleil. Beaucoup de peuples ne célèbrent de funérailles que durant la nuit.

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