‹ La religion du VédaChapitre 369 sur 380 · Çat. Br. XIII. 8. 1. 20, et cf. A. V. VI · texte numérisé non relu

Çat. Br. XIII. 8. 1. 20, et cf. A. V. VI

5. C'est ce que semblerait confirmer le rôle assigné à l'arbre funéraire: supra, p. 495, n. 7, et 496, n. 2.

6. Comme au rite de la construction de l'autel du feu : Ind Stud XIII, p. 245.

OLDENBERG. — Vc'da. "30

On y dépose les ossements, qu'on surmonte d'an tas de pierres ou de terre. Par dessus on répand des grains de blé pour la nourriture du défunt' ; on creuse tout auprès de petites fosses, où Ton verse deTeau et du lait à son intention. En s'en allant, on ne manque pas de recourir de nouveau à toutes les précautions d'usage, pour empêcher la mort de suivre ceux qui retournent à la vie : on a allumé le feu qui chasse 'tous les maléfices : on efface les traces de ses pas ; on franchit des fossés pleins d'eau ; on s'essuie avec la plante apâmârga - ; on prend un Ixiin ; on dépose une pierre ou une motte de terre, sorte de borne placée entre la mort et la vie, que la mort est censée ne pouvoir dépasser. Le Rig- Véda déjà connaît cette muraille symbolique : « Je dispose pour les vivants cette clôture : qu'aucun autre parmi eux n'aille à cette fin [dernière]. Puissent-ils vivre cent riches automnes et placer une montagne entre eux et la mort » (X. 18. 4). Les parents s'habillent de neuf; on leur apporte des onguents dont ils se parent. « Ces vivants », dit le même hymne (stance 3), « ont pris congé des morts. Bénie est l'invocation qu'aujourd'hui nous avons adressée aux dieux. Nous avons marché à la danse et au jeu, nous assurant désormais longue vie. »

A la suite de cette analyse détaillée des rites funéraires, essayons d'en présenter la synthèse. On voit que le trait dominant y est l'emploi du feu pour transporter l'âme au ciel. Non pas qu'on imaginât l'âme restant unie au corps jusqu'à la crémation, qui seule l'en aurait détachée : si telle eût été la croyance, les formules liturgiques n'auraient pu manquer d'y faire çà et là quelques allusions, dont on n'aperçoit pas la moindre trace ; et d'ailleurs, comment la concilier avec cette autre idée, suivant laquelle, aux approches de la mort, dans la défaillance ou la maladie grave, l'âme est partiepour le royaume de Yama? Il est vrai que le conflit n'est pas

1. Les textes mentionnent maints autres i>résents, dans l'infini détail desquels on ne saurait entrer.

Page 1