Indisriw SttuUcn, X, p
4. Çatap. Br. II. 5. 3. 18. Cf. aussi: Mailrayaiu .Samh. I. 10. 16; Taittir. Br. I. 6. 7. 4; Àpast. Çr. S. VIII. 11. 19.
5. Qu'on se garde de voir une antinomie entre cet Indra-taureau et rindra-aigle dont il vient d'être question: c'est précisément cette l)igarrurc qui constitue le trait caractéristique du zoomorphisme.
ZOOLÀTRIE 65
manœuvre. Autant que possible, il doit être blanc, ou rouge à rotule noire, et son âge répond à celui de l'Agni dont il surveille la naissance; car c'est un poulain tout récemment attelé'. Lorsque le feu nouveau est dirigé vers l'orient, le cheval précède la procession, et l'on dépose le feu dans la trace de son sabot\ 11 est donc bien difficile de ne pas voir dans ce cheval une incarnation d'Agni, et les formules, — modernes à la vérité, — qui accompagnent ces rites, sont loin d'y contredire. Au moment de la friction, en présence du cheval, on dit : « Nais, ô Agni, ensemble avec Agni, ensemble avec les trésors », etc."' Plus tard, le sacrifiant murmure dans l'oreille de l'animal : « Ce qui d'Agni est dans le bétail l'essence bien- aimée qui se clarifie, amène-le ici, ô puissant cheval », etc.' Ainsi le cheval porte en soi l'essence d'Agni. Les textes lui associent un autre animal, évidemment de même valeur symbolique, un bouc moucheté : ils font la remarque expresse que « le bouc est de la nature d'Agni », et c'est dans sa trace que certains liturgistes recommandent de déposer le feu nouveau'.
Cette interprétation du cheval et du bouc se corrobore des rites tout pareils et des formules très explicites qui entourent la construction de l'autel d'Agni. Bien que l'ensemble de cette cérémonie paraisse moderne, elle renferme certains détails qui doivent remonter aune hauteantiquité:le sacrifice
1. Çatap. Br. II. 1. 4.17; Kàty. IV. 3. 25-26; Âpast. V. 10. 10 et 14- 17, et la citation tirée de Baudhàyana dans le commentaire de ce dernier passage.