‹ La religion du VédaChapitre 39 sur 380 · Âpast. V · texte numérisé non relu

Âpast. V

4. Âpast. V. 13. 7; Maitrày. Samh. I. 6. 2. — Peut-être y a-t-il aussi une allusion à l'identité d'Agni et du cheval, dans la formule récitée au moment où, sous la conduite du cheval, on transporte le feu vers l'orient : « Marche vers l'orient, toi qui sais; sois ici, ô Agni, un Agni devant Agni » (Apast. V. 14. 5, Maitr. Samh. I. 6. 2). Toutefois cette formule paraît bien se rapporter à un en.semble de rites qui ne comporte point pareille interprétation.

5. Âpast. V. 7. 17, 15. 1, et Çat. Br. II. 1. 4. .S. La connexion intime ou même l'identité d'Agni et du bouc est un thème assez fréquent : cf. A. V. IX. 5. 6. 7.

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inaugural, par exemple. Lorsqu'on apprête l'argile dont sera pétrie l'écuelle à feu [iikhâ]^ ustensile sacré entre tous, on amène trois animaux : un cheval, un âne et un bouc'. On leur parle, et les paroles qu'on adresse au cheval l'identifient clairement à Agni : « Accours ici, ô cheval rapide, par la plus large voie. Au ciel est ta naissance suprême, dans l'espace ton nombril, sur terre ta demeure-. » Puis on conduit les animaux à la fosse d'extraction, et la trace du sabot du cheval indique le point précis où il faut cueillir la glaise : c'est, dirons-nous, Agni lui-même qui choisit la matière première du récipient qui doit l'enfermer. On extrait l'argile, et le prêtre, après l'avoir enveloppée dans une peau d'antilope, l'élève en l'air. Nouvelles formules adressées aux animaux; nouvelle identification du cheval à Agni : « il loue le cheval en le faisant Agni », remarque un commentateur. La stance qu'on lui récite est, dans le Rig-Véda, une invocation à Agni : « Tu es né, ô Agni, embryon des deux mondes, t'épandant magnifiquement dans les plantes'. » On traite de même, et en parfait accord avec le rite ci-dessus de l'allumage, le bouc qui, selon les propres termes du même commentateur, est « constitué en qualité d'Agni)\ Le prêtre lui dit : « Sois propice aux êtres humains, ô Angiras' . Que ton ardeur épargne le ciel et la terre, et l'espace, et les arbres'. »

Ensuite les animaux accompagnent l'argile jusqu'au feu d'oblation, et on les chasse, après l'avoir déposée sous un hangar attenant. Mais auparavant on a coupé au bouc une touffe de poils, qu'on mélangea l'argile en récitant la stance: « Je te mélange, toi le Jâtavédas bien né% afin que la maladie

1. Weber a brièvement décrit cette cérémonie : Ind. StucL, XIII, p. 220 sq. Comparer le cheval et la chèvre placés en tête du cortège qui va chercher l'argile destinée à la confection du pot du pravargya Zeitschr.der Morgenlând. Gesellscha/t,XXX.lV, p. 327.

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