Rânuïijana, I
3. Cf. Lassen, Iiuli^cht' Altcrth. {2' éd.), I, p. 597, n. 1.
4. Winternitz, SarpahalL p. 19 sq. Les membres de cette famille princlère portent des turbans enroulés en forme de serpents, et leur sceau représente un cobra à tête humaine. — Rappelons encore le conte bouddhique de lermife qui entretient un serpeiU venimeux qui est cen.sé être le fils de son précepteur : Vë/K/.aJrdnJ.K (.Tâtaivu, vol. I, p. -^Ab).
5. Quelques interdictions alimentaires qu'on i)ourrait être tenté t\r rattacher à une lointaine origine totémistiqiu'. \iendront en leur IIimi dans la section des observances cultuelles.
6. Sayce, Hibbort Lectures (1887), p. 285 : A. Lan»-. Mijtln's^Cuhrs et Helùjion, trad. Marillier, p. 390, 416 et 517.
SYMBOLKS INANIMÉS 73
d'antilope noire. On ne saurait jusqu'à présent pénétrer le sens de ces pratiques. Mais le pourra-ton jamais ?
S//iiihuli's inanittu's. — Ce ne sont pas les animaux seuls (jue le culte associe étroitement au dieu, au soleil, à l'être divin qu'il honore. Les objets inanimés peuvent éventuellement remplir la même fonction'.
On connait levers du Kit;: Véda IV. 24. 10): «Mon Indra que voici, qui veut me l'acheter, au prix de dix vaches laitières, et à charge de me le rendre lorsqu'il aura tué les ennemis" ? » Qu'est-ce que cet Indra ? Une image miraculeuse ? Il se peut, mais un grossier caillou-fétiche ferait aussi bien l'affaire.
Le culte est fort riche en symboles solaires. Le principal, après le cheval, c'est la roue', de par sa mol)ilité et sa forme circulaire. Au sacrifice du vâjapêya, le poteau dressé pour y lier la victime animale porte à son sommet une jante de roue en farine de froment. On y applique une échelle, et le sacrifiant dit à son épouse : « Viens, femme, nous allons monter au soleil. )) Il gravit les degrés, puis touche la jante en disant : « O dieux, nous voici arrivés au soleiP. » Au mahàvrata ou fête du solstice, un vaiçya et un çûdra, qui représentent respectivement les Âryas et les puissances anàryennes de la terre et du ciel, luttent à qui s'emparera d'un
1. Dans cotte catégorie ne sont ))as compris les rapports imaginés entre un ol>jet naturel et un ilieu qui imi est l'âine : le feu et Agni, etc.
'J. Peut-Dii rap])rocher de ce passage la proscription donnée par le Kauçika .S. 1-10. 7 pour une fête d'Indra : « on érige l'Indra » ?
3. V. sujjra p. 69. Comparer la roue solaire des Celtes, des Germains, etc. : Gaidoz, h' tficii t/auloi.f tlu soleil et U; .■*ijrnljoli.<ini; du la roue. Comme les Indo-Européens connaissaient le chariot, il est possible, bien qu'indémontrable, que ce symbole solaire soit antérieur à a scission ethnique.
1. Weber, iiber das Vûjapëya, p. 20 et 34 sq. : mais il traduit à tort (( ciel » pour « soleil ». — La roue .solaire ligure aussi à l'allumage du feu flu sacrifice : voir plus bas la section relative à .Vgni.
disque de peau blanche : leçûdra lâche le disque et s'enfuit ; son adversaire le jette à terre en l'en frappant'.
Mais, de tous les symboles solaires, le plus commun dans le rituel est l'or. Certaines eaux destinées au sacrifice doivent être puisées avant le coucher du soleil ; que si l'on a passé l'heure, on peut encore les puiser, à condition de tenir au dessus de la source un tison ou un lingot d'qr ; car « ainsi est restituée la forme de celui qui brûle là-haut- ». De même, celui qui a négligé d'enlever au coucher du soleil le feu du sacrifice « attachera de l'or jaune à une touffe de darbha et commandera qu'on la tienne en l'air à l'ouest de l'emplacement : par là est restituée la forme de celui qui brûle làhaut^ ». Dans la construction de l'autel du feu on couche une plaque d'or parmi les briques : « la plaque d'or, c'est le soleil'. »
Est-ce aussi un symbole solaire, que le vase d'argile, dit « le grand héros » [mahâcîraj, qui contient l'oblation de lait bouillant aux Açvins ' ? Il y a un texte qui prescrit d'y ébaucher les contours d'un visage humaine D'autre part, on a tout lieu de croire' que cette oblation de li((Liide brûlant est un charme qui doit opérer sur l'ardeur du soleil. Il serait donc fort possible que la face humaine représentât l'astre luimême: conjecture qu'on ne hasarde que sous toutes réserves*.
1. Làtyày. IV. ..3. 7, 14 et 15 ; cf. Hillebrandt, Sonmmtcerulfi'i^U' In Ait-Indien, p. 43. Le commentaire ajoute : « Il est dit : la peau est ronde, ainsi se trouve représentée la forme du soleil » : et cette citation est probablement extraite d'un Brâhmana, cf. la citation du Kâthaka (34. 5) au Dictionnaire de Saint-Péte^sboul'^^ s. v. pariuuinihila.
2. Çatap. Br. 111. 9. 2. 9. Ces derniers termes sont courants dans les Bràhmanas pour désigner le soleil. — Pvappelons ici l'interdiction d'étudier le Véda, la nuit, dans un bois « où il n'y aurait ni feu ni or » : Âpast. Dh. I. 3. 11. 34.