‹ La religion du VédaChapitre 53 sur 380 · Cf. supra p · texte numérisé non relu

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restreV — « Nous voulons te servir, o Aj>ni, dans ta naissance suprême; avec cliants de louange nous voulons te servir en ta demeure inférieure. )) — « QuAgni nous écoute avec ses aspects domestiques; qu'il nous écoute avec ses aspects célestes, l'infatigable. » — a II prend place sur les lieux hauts, Agni. et dans les lieux bas'. » — A la même idée répondent les passages relatifs àl'Agni allumé parles dieux'', soit qu'on l'oppose ou non à celui qu'enflamment les hommes. La stance R. Y. VIII. -13. 2S, « que tu sois né du ciel, ou né des eaux, ô Agni, fils de la force, nous t'invoquons par nos prières », reflète probablement aussi la dualité '■ céleste et terrestre du feu ; car nous aurons l'occasion de montrer que, lorsque le poète appelle Agni « fils des eaux », ce sont essentiellement les eaux de la terre qui occupent sa pensée.

Les trois Agnis. les trois naissances d'Agni '■ reviennent souvent, mais non sans variantes. La triade comporte parfois le ciel, les eaux et les bois d'allumage, nettement énumérés R. V. X. 15. 1 : (( Du ciel, d'abord, est issu Agni; de nous, ensuite, Jâtavêdas a pris naissance; enfin, enflammant dans les eaux l'infatigable, celui qui est plein de sagesse et dont l'intention est virile élève la voix ". » Ailleurs

1. Cf. les matériau.x colligés par Bergaigne {Rel. Véd., I, p. 28 sq.), mais dont, pour niapart, je retrancherais une bonne partie. Le passage qui lui paraît décisif (R. V. II. 35. 6) est douteux au point de vue do la critique de texte: au lieu de ra .«rci/-, je propo.serais sosrdr.

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