‹ La religion du VédaChapitre 55 sur 380 · I.KS niVERSRS XA1>SA.\(1.N |i'\(.M · texte numérisé non relu

I.KS niVERSRS XA1>SA.\(1.N |i'\(.M

(i. 95. 3) nous lisons : « On révi-re de lui trois orii^ines : l'une dans kl mer, Tautre au ciel, et dans les eaux » ; étrange lagon de ilistinguer les eaux de la mer, et de faire le silence sur la génération dAgni par la main de riiomme'. — Ajoutons (luehjues passages qui, sans insister sur un nombre fixe, renferment des allusions aux formes et naissances diverses du dieu. — « Toi, o Agni, toi le resplendissant, tu nais des cieux % toi des eaux, toi de la pierre, toi des forets, toi des plantes, toi, ô roi des hommes, tu nais dans l'éclat pour être le trésor des humains. » — « Rejeton des eaux, rejeton de^ forêts, rejeton de Tinanimé, rejeton de ce qui se meut, au sein de la pierre est sa demeure, comme le chef des clans ('?), lui l'immortel, le grand sage''. » — <( O Agni, ta splendeur qui est au ciel et sur terre, qui est dans les plantes et dans les eaux, ù adorable, avec huiuelle tu t'es épandu au large du vaste espace... ' »

Que fautvil entendre par la naissance céleste d'Agni, par sa naissance aquatique? L'Agni céleste peut être le soleil, ou bien l'éclair. Celui-ci, de son côté, peut être envisagé à volonté comme céleste ou a(}uatique; la nuée qui le recèle se nomme dans le Véda « eau du ciel ». Mais nous verrons dans la suite que le concept védique admet la présence du feu cache au sein de toutes les eaux, célestes ou terrestres. Là donc où l'on oppose l'Agni céleste à l'Agni aquatique, je suis tenté de croire que le premier est le soleil, et que le poète omet l'éclair ou le confond avec les autres formes

iiir-me hymne: «Dans la mer, dans les eaux, ô Agni, celui dont I inteiUion est virile et (jui contemple les hommes t'a allumé, ii la mamelle du ciel. »

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