‹ La religion du VédaChapitre 56 sur 380 · Mais il en a été question dans la stance précédente · texte numérisé non relu

Mais il en a été question dans la stance précédente

~. Le dél)at de la .stance paraît altéré: je conjecture que le pronom triun, ])lusieurs lois répété, Test une l'ois de trop (supprimer le second triiii}], et qu'au lieu de di/uhhi'i il faut lire dyûhiujas.

:{. Je lis avec M. Ludwig durOndin. Peut-être ciçpâ(s) au dernier

MTS.

1. II. 1. 1. I. 70. 3-4, III. 22. 2. De la littérature néo-védique, je citerai les énumérations plus ou moins longues des séjours d'AtMii: A. V. III. 21, XII. 1. 19 sq. ; Apast. V. IG. 1.

Ar.Ni

aquatiques du dieu'. La plupart du temps, il est vrai, le sens de chacune de ces expressions demeure ambigu; mais l'essentiel, c'est le sens attaché à chacune des formes naturelles d'Agni, et celui-ci est d'une grande clarté. On va s'en convaincre.

L'identité d'Agni et du soleil ou. plus exactement, la certitude que le soleil est une des nombreuses manifestations d'Agni, éclate aux yeux dans le Véda. — Agni (( se tient dans sa splendeur, en tant que soleil, propageant les hommes le long de leurs demeures. » — « Agni, avec son clair éclat, a lui puissant, en tant que soleil ; en tant que soleil, au ciel il a lui. )) — « O Agni, tes rayons qui sont dans le soleil, qui avec les rayons du lever du soleil s'épandent le long du ciel...' » • — Et pourtant cette hypostase d'Agni n'est pas souvent mentionnée : le soleil est, si l'on peut dire, une des pièces du blason d'Agni, fils du ciel, mais rien davantage; communément, Agni est le feu terrestre, et on le compare au soleil, bien plus volontiers qu'on ne l'y égale. « Au C(cur Varuna a créé le vouloir, dans l'eau Agni, au ciel le soleil, sur le rocher le sôma » (R. V. V. 85. 2) : on voit (pie le i)oète exempt de prévention fait du soleil et d'Agni deux ctres dis tincts, placés par le Créateur en deux endroits différents. Le soleil, en effet, est par lui-même une puissance naturelle trop souveraine, pour se prêter à une confusion réelle avec le simple feu.

Dans la liturgie, les rapports du soleil et d'Agni paraissent symbolisés par divers rites '. mais surtout par le feu

1. Il n'y a pas contradiction entre cette vue et l'interprétation par l'éclair (cf. infra) du mythe de Màtariçvan apportant le feu d'en liant; car nous ne savons pas jusqu'à quel point celle-ci était encore présente à l'esprit des poètes védiques: et, au surplus, il n'entre pas dans notre compétence de mettre le Véda d'accord avec lui-même. A titre d'exemple typique de l'indécision de son concept, qu'on se reporte à Aitar. Br. VII. 7. 2, où le feu de la foudre est successivement qualifié de « feu céleste » et (( feu dans les eaux ».

2. R. V. III. 14. 4, VIII. 56. 5: Taitt. .Sanih. IV. 2. 9. 4. Cf. 'au.ssi: R. V. X. 88. 6, 10 et 11 : A. V. XIII. 1. 11. '

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