‹ La religion du VédaChapitre 59 sur 380 · Démontrée par J. Darmesteter dans Haurcatât et Anieretât · texte numérisé non relu

Démontrée par J. Darmesteter dans Haurcatât et Anieretât

4. R. V. I. 70. 3, I. llo. 5, X. 4. 5. X. 51. 3, X. 91. 6; A. V. IV. 15. 10, XII. 3. 50.

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association \ — « Le rejeton des eaux a pénétré dans les plantes fécondes. » — (( O Agni, dans les eaux est ton siège, dans les plantes tu grandis et t'élèves. » — « Descendu du

père suprême, il remonte , en croissant dans les plantes,

en ses demeures - ». — Leau vient du père suprême, qui est le ciel ; puis la pluie ou l'eau terrestre qu'elle alimente est le suc nourricier des plantes. Les plantes, c'est « l'essence pre mière-née des eaux », « l'eau est leur être' » : il faut donc bien que la force ignée qui jaillit du bois repose latente au sein des eaux. Plus tard, quand le feu, sous forme de fumée, autant dire « de nuée », retourne au ciel, se clôt le circulus universel que décrit cette stance si claire dans sa concision : (( C'est la même eau qui monte et redescend de jour en jour : les ondées font gonfler la terre ; les flammes d'Agni font gonfler le ciel '. » De même aussi, Vnmrta, agent de longévité qui réside dans les plantes, et qui passe dans le malade avec les sucs végétaux qu'on lui administre, est censé émaner des flancs de Parjanya, le dieu qui verse la pluie ' : les deux données sont identiques et s'expliquent sans peine l'une par l'autre.

(.)uc l'idée de ce commerce intime entre l'eau et le feu ait

1. Dans l'iuterprétatiou de ces passages, et en yénéral dans les grandes lignes de toute cette théorie, jai été devancé par Bergaigne, lifl. Vc(/., I, p. 17 sq.

2. K. V. VII. 9. 3, VIII. 43. 9, I. 111. 1 (jai omis le mot obscur prla-liudlaxh). Cf. aussi I. 67. 9. — Taitt. ??andi. IV. 7. 13. ii, Agni est « 1 abondance de force de leau et des plantes »; ib. IV. ij. 'Z. 3, on lit que « le père générateur des plantes a déposé en maintes places le rejeton des eaux » (Agni). — V. aussi K. \". VII. lui. 1.

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