‹ La religion du VédaChapitre 60 sur 380 · A V. IV. 4. 5, VIII · texte numérisé non relu

A V. IV. 4. 5, VIII

4. K. \'. 1. lui. jl. — L'oiseau céleste Sarasvant de la stance suivante, rejeton des eaux et des plantes, qui dispense la pluie, c'est encore Agni sans doute. M. Hilleljraudt l'entend autrement (Ved. Mythol., I, p. 381) ; mais de ce que cette stance s'a.s.socie (Taitt. Samh. III. 1. 11) à une séquence adressée ii Sinivâli, il n'y a point de conclusion légitime à tirer: le lien laclice<jui les a unies ressort de Taitt. .Sainh. II. 4. 6.

5. A. V. VIII, 7. 21 -sq. C'est ainsi que Pt. V. IX. 74. 4 semble faire jaillir le sôma de la nuée qu on trait : la plante ii sôma puise dans la pluie la lorce de grandir, cl. Yasna, lU, o.

LES DIVERSES NAISSANCES d'aGNI 95

pu trouver une conlirmation accessoire dans le phénomène de la foudre issue du nuage, rien sans doute n'est plus vraisemblable. 11 est même permis de songer encore à une autre donnée de l'ait : l'extinction du l'eu dans l'eau laisse supposer ([u'il y pénètre el, par conséquent, y mène une vie latente. « Il silïle dans les eaux, s'y reposant comme un cygne», est il ditd'Agni'. Mais dès lors, conclusion logique, toute eau, et par excellence l'eau terrestre, objet direct^ de l'expérience du poète, l'eau enfin des étangs et des rivières recelait Agni -. C'est bien de la terre que parle l'Atharva-Véda ', lorsqu'il dit qu' « en elle résident les Agnis qui habitent les eaux ». La liturgie postérieure, à l'occasion de rites célébrés au bord d'une pièce d'eau ou simplement devant une aiguière, contient mainte invocation, soit à l'Agni qui y repose, soit aux diverses formes de cet Agni. Le disciple qui prend en cérémonie son bain de fin d'études, puise de l'eau dans un vase et profère une formule, par laquelle il est censé s'em parer de la forme brillante d'Agni, mais laisser dans l'eau où elles résident ses autres formes, celle qui trouble lentcndcment, celle (jui anéantit les corps, etc. A l'inauguration d'un étang, d'une source, d'un lac, le sacrifiant fait une libation à chacune des formes de l'Agni qui git dans les eaux'. Le

1. 11. V. I. 65. 9. Pewt-(''tre taut-il rapporter a cette idée rol)lalii)ii préalable à « Agni dans les eaux » présentée par un sacrilianf (fiii laisse éteindre un teu de mauvais augure : Apast. V. 2G. 1, et cf. supra p. *J2 n. 6.

'J. Cf. K. V. VIII. o9. 8 et 10 : Agni « repose dans tous les fleuves, les eaux i|ui coulent lenveloppent de leurs vagues ». — Un poète védi()ue plus moderne considère l'or comme la manifestation visible dewla semence d'Agni issue des eaux» (Apast. V. 2. Il, et Ion sait (pie les rivières de l'Inde roulent des paillettes d'or.

3. XII. 1. 37. Dans le même esprit, nous distinguerons lib., VIII.

1. 11) les « .\gnis qui .sont dans les eau.x » des « .Agnis célestes avec l'éclair », et (III. 21. 1 et 7) les « .\gnis dans les eaux » de ceux qui « vont sur la route de la foudre ». — Le concept est différent, il est vrai, dans Apast. V. 10. 4, qui admet trois formes d'Agni : .\gni dans les animaux, sur terre ; .\gni dans les eaux, dans l'espace : -Agni dans le soleil, au ciel. On voit (|ii'ici les eaux no peuvent être ipratmospbériques.

1. Pàrask. II. 6. 10 (Mantra Br. I. 7. 1 .sii.l : Çànkli. Gih. .><. V.

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