‹ La religion du VédaChapitre 62 sur 380 · Je lis upasi avec M. Luflwig · texte numérisé non relu

Je lis upasi avec M. Luflwig

5. Ce sont sans doute les sept notes de la gamme, qui intervien-

LES DIVERSES NAISSANCES D'acnI 97

Ses formes ramassées, diverses à l'infini, se sont épandues dans le giron du beurre, dans le flot des breuvages miellés : là se rendirent les vaches laitières aux pis gonflés; les parents du miraculeux, ce sont les deux qui se font face » (le ciel et la terre). « Toi qui fus porté [dans le sein maternel], 6 fils de la force, tu as lui, revêtant des aspects merveilleux, clairs et forts; les torrents de li(iueur douce et de beurre jaillissent à cette place où le taureau à crû en sagesse » Il

m"est impossible de découvrir en tout ceci une allusion convaincante à la nuée ou à l'éclair : quand le poète veut en parler, l'on ne s'y trompe point'. Je u"y saurais voir autre chose, sinon qu'Agni réside et puise sa force dans les eaux, représentées ici et ailleurs par les sept rivières terrestres, et (iu'ensuite. à l'heure où s'élèvent les sept tons de la mélodie sacrée, on l'enflamme pour le sacrifice, sur l'emplacement oii coulent les libations de beurre et de miel".

Les spéculations sur la naissance aquatique d'Agni ont eu pour résultat une contamination de sa personne avec un être originairement sans doute très différent, « l'Enfant des eaux » {apàm napât). Ce génie remonte à l'époque indo-éranienne : dans l'Avesta nous le voyons invoqué comme esprit des eaux et en même temps qu'elles; il y vit; il a beaucoup de chevaux fougueux, — les flots tumultueux, selon toute apparence, — d'épouses, — les ondines. — et il règne sur la distribution des eaux à la surface de la terre ^ A travers les

nent dans les louanges chantées des dieux (cf. R. V. I. 164. 24, IX. 10.3. 3i, et il senilde que le poète les identifie mystiquement aux sept rivières : cf. Bergaigne, op. cit.. H, p. 13:3. La concordance numérique favorisait cette association, <iiii a d'ailleurs un excellent I>arallèle dans .Sarasvati, rivière, puis déesse de la parole ; et dès lors il me paraît fort douteux qu'elle ait procédé des sons du tonnerre émis par le nuage. Ce point même admis, d'ailleurs, on voit que le concept est ici parfaitement détaché de ses origines : ce (jni ne permet pas d'aHirmer tiue l'eau dont il s'agit soit celle de la nuée.

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