Conq)arer, par exemple, V. 81. 3, X 75. 3 c, etc
■-?. Prise en elle-même, la métaphore « le giron maternel du beurre» pourrait Ijieu toujours désigner leau (infrap. 99, n. 2) ; mais, il raison du rapprochement avec III. 5. 7 et X. 91. 4, je préfère l'interprétation portée au texte.
3. C'est il tort que .1. Darmesteter iOrina;// rt .\hriinai>, p. 31 S(i. et
OLUENBEHG. — Véikc. 7
traits nouveaux qu'il doit à son identification avec Agni, le Véda, lui aussi, laisse transparaître ceux de l'ondin primitif. Le Rig-Véda lui consacre deux hymnes (X. 30 et II. 35)^ qui paraissent décisifs à cet égard.
Les textes nous renseignent sur remploi liturgique du premier ' : il accompagne des cérémonies dont l'objet est Teau', et non le feu. Quand les prêtres se mettent en devoir de puiser Teau destinée au sacrifice, on récite la formule : (( O adhvaryus, allez à l'eau, à la mer ; apportez l'offrande à l'enfant des eaux ; qu'il vous donne aujourd'hui son flot bien clarifié; pressurez pour lui le sôma riche en miel. O enfant des eaux, toi qui sans bûche luis dans les eaux,- toi que les prêtres alimentent dans les oblations, donne-nous les eaux riches en miel, qui fortifient Indra en vue de l'héroïsme. » En même temps, on fait dans l'eau une libation de beurre '. Il est évident qu'on n'invoque ici qu'un ondin, invité à fournir son eau^ : seule, la bûche, dont il na pas besoin pour luire, peut passer pour un rappel de son assimilation à Agni.
Dans l'autre hymne, le syncrétisme est plus manifeste, mais la nature aquatique du génie n'en figure pas moins au
104), dans la légende du combat d"Atar (le feu) et du dragon (Yt. XIX), identifie Apàni napàt au feu : l'éclat resplendissant que se disputent Ataret le dragon se jette dans la nier Vourukaslia : là il est saisi parApàni napât, esprit qui réside en cette nier.
1. Ne pas se représenter ici un dieu des eaux analogue au Poséidon hellénique: la mer, sans être inconnue des Hindous védiques, leur était pourtant étrangère.
2. Cf. Bergaigne, Re<-h('i-rhc.< .--Kr r/ti.-<toii-c de la liturgie rcdiqdt',
p. 20 Sq.
3. Un auli'e hymne afférent au même rite (VII. 47i ne s'adresse en principe qu'aux eaux, aux rivières, et ne vise point .Vpîini Xapât.
4. Les textes védiques postérieurs (Vâj. Sanih. 6. 27, etc. ) ajoutent pour ce rite la formule: « O eaux divines, ô enfant des eaux, ce qui est votre flot,... donnez-le aux dieux )),etc.
5. Même rôle dévolu à Apâm Napât par la littérature védique plus récente, dans un rite destiné à amener la pluie, la hlnrishti, Taitt. Saiph. II. 4.8. 1. Je rappelle aussi loblation à Apâm Napât pour le cas où ranimai destiné au sacrifice se serait noyé : Kàtyây. XXIII. 4. 14.