‹ La religion du VédaChapitre 65 sur 380 · R. V. I. 70. 1. II. 1.1; A. V. XII · texte numérisé non relu

R. V. I. 70. 1. II. 1.1; A. V. XII

3. R. V. X. 5. 1; A.V. III. 21. 2, XII. 1. 19, XII. 2. 33: Tailt. Sanih. IV. 6. 1. 3.

4.' R. \'. VII. 1. 5, et cf. 5. 2: A. V. XII. 1. 19 : Çankli.G. .S. I. 19. 5: Hiranyak. G. S. I. 25. 1.

LA DESCENTE n'-VriNI 101

sur terre aussi bien qu'au ciel ; tantôt il est purement céleste, et le ciel l'a donné à la terre. Là, c'est un dieu qui naît ; ici, en priiiciiie du moins, c'est un objet sans vouloir propre qui subit une translation. Ce dernier concept parait bien reposer sur le phénomène naturel de la foudre, et le rapprochement du m\the de Prométhée nous invite à le faire remonter jus(iu';i la période indo-européenne : dès lors, la j)assi\ité d'Aj.'iii. comme celle de Sôma ravi par l'aigle, s'explique d'elle même ; l'élément igné n'avait pas encore revêtu la personnalité divine.

Le Prométhée du Véda s'appelle Mâtariçvan' . — « L'un (Agni) a été apporté du ciel par Mâtariçvan ; l'autre (Sôma), l'aigle l'a ravi au cœur du rocher. » — « Agni qui avait par couru ses voies et s'était caché, Mâtariçvan l'amena de loin, lui qui avait été allumé par friction chez les dieux. » — (( Mâtariçvan, messager de Vivasvant, a apporté du lointain l'Agni commun à tous les hommes -. )) — Vivasvant est le premier sacrificateur, l'ancêtre de la race humaine ^ : son

1. L'interprétation étymologique de ce nom est probablement désespérée .• le dernier ternie est sans doute le même que dans Rj'i^ran, fhirrjrhiiirran. On a souvent admis, — sans base sûre, à mon avis, — que M. est une forme d'Agni. Les passages où ils sont identifiés (Bergaigne, Rel. VVr/.,I, p. 53) sont pour la plupart de ceux qui développent le motif courant de l'identité d'Agni avec toute une séquelle de dieux : d'identité réelle et historique, il n'en saurait être question: L 164. 46, IIL 5. 9, 26. 2. 29. 11. C'est un mysticisme tardif qui a inspiré X. 88. 19. et sans doute aussi X. 114. 1. Reste donc 1. 96. 4, stance trop i.solée pour autori.ser une conclusion, d'autant qu'il est question d'Agni Mitra dans la st. 1 du même hymne. — Les textes postérieurs interprètent ^L par le vent ; mais ce .sens ne nie paraît reposer que sur des spéculations absolument secondaires. On y peut voir une allusion, d'ailleurs douteuse, dans R. ^^ IX. 67. 31, stance de date très récente.

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