Les Elbes de la légende germanique
AGNI PKRK HF, LA H AfF, lU'MAINF 105
SOU tcMups, à mon sens, que decherclier l'origine de pareilles fantai^^ies, et c'est battre les buissons que devoir dans ee cas particulier un effet de l'assimilation de la friction du tourni<|iiet à l'acte iréuérateur ' . Tout ce <|ue les sources nous apprennent, c'est ([u'en effet, ce qui se pouvait sans peine, on a conçu l'allumage du feu comme génération en même temps que naissance ; inversement, une lonnule pour [)ro curer la génération parle du fruit « que les deux Açvins ont produit par le tourniquet d'or frottant dans le creux d'or », et le rituel postérieur donne aux bois de friction les noms du couple divin Purûravas et Urvaçï - . Il y a bien loin de ces rapprochements répercussifs à l'idée que le feu serait le premier homme et l'ancêtre de l'humanité, et de cette idée, il m'est impossible, pour ma part, de saisir à aucune époque un indice tout à fait précis.
Beaucoup plus nette apparaît, dans la documentation védi(iue, le concept d'Agni en tant qu'Angiras, le premier de tous les Angiras (anfjirastarna). Au premier abord, il semblerait que cela revînt à le dire père des hommes ; car les Angiras sont les ancêtres semi-divins des familles sacerdotales, — « nos pères les Angiras » — « nos pères de jadis, les Angiras », — « les Angiras qui sont les brahmanes », — formules courantes ; — ils ont u tracé la règle première du sacrifice •' » ; compagnons d'Indra, ils ont. par léchant de leurs hymnes, fendu le rocher qui retenait les vaches enfermées '■. La conclusion serait qu'Agni, le premier des Angiras, compte parmi les premiers ancêtres de l'humanité ; mais, si je ne m'abuse, elle serait forcée. Les Angiras ne sont pas les premiers hommes, mais simplement
1. CeUe idée maintes lois reproduite reiimute ii Ad. Kulm : lleiahl.unl't (les Fi'tii'i:<, ]). 69 S(i([.
2 n. V. III. 29. 1 S(i., X. 181. 3; Vaj. Sainli. :^. 2. Je ne crois pas (lue ce couple seuii-divin soit uni par queltiue relation niythi(iue sousjacente ii la génération du l'eu: il n'a .sans doute d'autre i;ai.son de figurer ici, sinon que Purûravas passe pour un époux très assidu à son devoir; cf. X. 95. 4 sq.