‹ La religion du VédaChapitre 69 sur 380 · Voir plus bas les mythes d'Indra · texte numérisé non relu

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les ancêtres du sacerdoce, les premiers prêtres ; or, le ^Drêtre par excellence, c'est Agni ; l'ancien, c'est lui encore : il faut donc bien qu'il soit Angiras. Bien plus : ne le nomme-t-on pas une fois (R. V. X. 62. 5-6) père des Angiras? Cela est possible, puisqu'il en est le premier ; mais toujours ne fautil voir dans ce tour qu'un effet accidentel de style, en contradiction absolue avec la tradition unanime et constante sur l'origine de ces demi-dieux. Le père des Angiras, c'est le Ciel \

Agni et les hommes. — Et maintenant, comment le poète s'est-il figuré l'action d'Agni dans la vie réelle et quotidienne, ses relations avec les hommes et l'univers ?

L'Agni védique a conservé la fonction qu'on peut tenir pour la plus ancienne des vertus magiques ou religieuses attachées au feu par la croyance des populations même les ])lus grossières : il brûle ou met en fuite les esprits méchants ; il réduit à néant les charmes de l'ennemi. Son œil clair et perçant découvre les démons cachés ; sa langue les happe, sa mâchoire d'airain les broie, sa flèche les atteint, son ardeur les consume. Dans l'aperçu du culte et surtout de la magie, nous aurons à examiner de plus près les rites qui témoignent de cette croyance; il suffira ici de dire que, dans cette fonction de tueur de démons, Agni s'associe spécifiquement à Indra, le maitre du vajva, c'est-à-dire, au moins selon l'origine du mythe, le héros qui lance le foudre ■ ; plus exacte-

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