‹ La religion du VédaChapitre 72 sur 380 · Cl. Indif^rlic StiuL, X, p. 78 sq · texte numérisé non relu

Cl. Indif^rlic StiuL, X, p. 78 sq

perçue dans le feu transmis des pères aux fils, et ce rapport a toujours quelque chose de plus concret que la continuité, de ^^énération en génération, de ralliance conclue avec Indra. Un dieu (pii parta^reait la demeure de l'homme, le suivait pas à pas dans toute la vie, voyait vieillir les parents etprandir les enfants, devait tout naturellement prendre une place à part et se lier de plus en plus étroitement au passé de la famille. On nous parle d"un « Agni de Bliarata » H. V. VII. 8. 1); il serait bien difficile d'appliquer à tout autre dieu une semblable qualification.

Indra.

Il est probable que les Indo-Européens déjà' connaissaient un dieu de l'orage distinct du dieu du ciel, géant à la barbe blonde ou flamboyante', doué d'une force incomparable, mangeur et buveur hors de pair, qui tuait le dragon en le frappant du foudre. Quant aux Indo-Éraniens, ils ont à coup sûr connu ce héros, et sous une forme déjà assez voisine de celle qu'il a prise en védique. Le Vrtrahan du Véda Indra meurtrier de Vrtra), c'est le Verethraghna avestique. Il est vrai que l'Avesta ne lui attribue aucun des exploits qui dans le Véda le caractérisent essentiellement : mais il est trop vi sible au premier abord que ce divorce entre le dieu avestique et le mythe du meurtre du dragon orageux, est un phénomène secondaire; et nous en avons pour preuve sural)ondante le nom du Vahaken arménien, qui équivaut à Verethraghna et que porte un tueur de dragon. Au contraire, dans le Véda, nous voyons Indra Vrtrahan accessoirement environné d'une infinité de mythes qui peu à peu se sont groupés autour de sa personne : cette accrescence doit remon ter partiellement à une épot^ue antérieure à la période indienne, mais nous nous abstiendrons d'en poursuivre le

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